De Retour du FIJ 2019 : Episode 1

Comme chaque année une partie de l'équipe de Jedisjeux a arpenté pour vous les couloirs du Festival Internationnal des Jeux de Cannes.

Et pour 2019, grâce à un nouvel aménagement des horaires, on a même eu droit à 4 jours de jeux. Que du bonheur !

Au programme de ce premier épisode on vous propose : 

  • Un zoom sur la remise des prix.
  • Des rencontres avec les auteurs et les illustrateurs
  • Des essais sur des jeux récents présents sur les stands des différents éditeurs :

Montmurail, Reykholt, Une histoire de pirates, Greenville 1989, L'expédition perdue, Kartel, Solenia, Cosmic Factory

 

La Remise des As d'or 2019

MERCI NADINE !


Cette année il y avait une très bonne raison à prendre un peu de temps avant de commencer la cérémonie : le départ en retraite de Madame Nadine Seul, la Commissaire générale du festival des jeux de Cannes et l'âme du FIJ depuis les débuts du Festival. Elle méritait bien des remerciements et des applaudissements.

Nadine Seul entourée par le jury et l'équipe des As d'or

Nadine Seul entourée par le jury et l'équipe des As d'or

 

 

QUE DE JEUX !

Jadis à 9, le nombre de sélectionnés était passé à 10 en 2018. Eh bien pour 2019 on est arrivé à 11.

La table des prétendants : Toujours plus longue.

La table des prétendants : Toujours plus longue.

Vous allez me dire, plus on est de fous... plus on s'amuse. Oui mais pas à la remise des prix. Plus on rajoute de jeux et plus cela dure. Vous allez me trouver rabat-joie, mais, sans atteindre le niveau des Molières ou des Césars pour les longueurs, cette année on a eu droit à un concentré de deux heures de remerciements. Et heureusement qu’on en a brusqué certains sinon on y serait peut être encore...

A noter dans le côté positif et humoristique de cette soirée : A l'ouverture Marcus et Phal ont fait une très belle reprise de la Carioca de “La cité peur” : hommage à Alain Chabat et Gérard Darmon qui avaient interprété cette danse sur cette même scène il y a 25 ans. Après avoir quitté le jury l’année passée,  c’était aussi la dernière pour Monsieur Phal à la présentation des As d’Or.

 

Au hasard des rencontres, des dédicaces et un proto de Bruno Cathala...

Cette année le FIJ méritait grandement son 'I' pour International car on a eu droit la visite de Mr Tom Lehmann, l'auteur entre autre de mon jeu préféré : Race For the Galaxy.

Mais ce FIJ 2019 était aussi l'année de Vincent Dutrait, venu de Corée. qui était sur tous les fronts avec une forte actualité chez trois éditeurs différents avec Nagaraja, Space Gate Odyssey, Solenia .

Et pas de Fij sans Monsieur Bruno Cathala. Aperçu au Off avec un proto "Qweenz" à venir chez Mandoo Games que l'on a eu la chance d'essayer ! Mais rassurez-vous on a aussi retrouvé le monsieur en dédicace chez Hurrican.

 

TOM LEHMANN LA GUEST STAR DU FIJ 2019

Pour la première sortie du nouvel éditeur Sand Castle Games, l’auteur Tom Lehmann a fait le déplacement depuis la Californie. Alors on en a un peu profité :

Tom Lehmann avec ma boite de Res Arcana.

Tom Lehmann avec ma boite de Res Arcana.

Et avec le RFTG de bgarz

Et avec le RFTG de bgarz

 
VINCENT DUTRAIT, SUR TOUS LES FRONTS

Cette année Vincent Dutrait était partout. C'est à se demander si il n'utilisait pas des clones pour réaliser ses dédicaces !

Théo Rivière et Vincent Dutrait en dédicace de Nagaraja chez Hurrican.

Théo Rivière et Vincent Dutrait en dédicace de Nagaraja chez Hurrican.

Vincent Dutrait en dédicace de Space Gate Odyssey chez Ludonaute et avec une boite de Lewis et Clark !

Vincent Dutrait en dédicace de Space Gate Odyssey chez Ludonaute et avec une boite de Lewis et Clark !

cent Dutrait et Sebastien Dujardin en dédicace de Solenia pendant que Julien Delval se penche sur une boite de Res Arcana

cent Dutrait et Sebastien Dujardin en dédicace de Solenia pendant que Julien Delval se penche sur une boite de Res Arcana

 
BRUNO CATHALA TOUJOURS DANS L'ACTUALITÉ

Comme aux échecs où il faut toujours avoir un coup d'avance Monsieur Bruno Cathala a toujours le prototype du jeu auquel on jouera dans 1 ou 2 ans et comme toujours il aime le faire partager en étant présent au off tous les ans !

Bruno Cathala au Off avec une boîte de son proto "Qweenz" créé avec Johannes Goupy.

Bruno Cathala au Off avec une boîte de son proto "Qweenz" créé avec Johannes Goupy.

Queenz est à l'état "work in progress". Ce que l'on peut annoncer c'est que les illustrations du jeu seront de... Vincent Dutrait. Oui désolé j'ai l'impression de radoter.

Le but du jeu est de récupérer le maximum de variétés de fleurs et de les agencer pour proposer les meilleurs champs aux petites butineuses. C'est malin, tactique mais aussi poétique !

Gros plan sur la partie centrale le marché au fleur ...et aux abeilles !

Gros plan sur la partie centrale le marché au fleur ...et aux abeilles !

Vu sur les champs de la fin de partie.

Vu sur les champs de la fin de partie.

 

Mais on a aussi aperçu Bruno signant les dédicaces de son nouveau jeu Nagaraja créé avec Théo Rivière et édité chez l’editeur suisse Hurrican.

Bruno Cathala en dédicace de Nagaraja

Bruno Cathala en dédicace de Nagaraja

 

Et faisant la promotion de son concept de jeux de mots sur T Shirt loufoque ( à retrouver sur approximo )

Bruno Cathala et un T Shirt Approximo

Bruno Cathala et un T Shirt Approximo

Toujours aussi jeune et facétieux. Et il est content de sa blague !

Toujours aussi jeune et facétieux. Et il est content de sa blague !

 

 

Les jeux essayés dans les sorties récentes

Même sur 4 jours on ne peut pas tout essayer !

Alors avant l'episode 2 de notre revue cannoise qui se concentrera sur les sorties du FIJ et les previews des prochaines sorties, voici un compte rendu des parties sur les jeux sortis ces derniers mois ou tout récemment.

 

Montmurail (Gigamic)

Une bataille d'optimisation pour créer la meilleure Muraille. Vous devez respecter les mêmes contraintes que les autres joueurs ( nombres de puits, d'églises et de fermes) en laissant les barbares dehors et en enfermant le maximum de pièces d'or. C'est familial, mais cela peut devenir plus tactique qu'il n'y paraît car les premiers à terminer leur muraille engrangent des points à chaque tour. Alors, travail bâclé ou soigné : à vous de voir.

 

Reykholt (Renegade France)

Comme son lointain cousin Agricola, il est lui aussi conçu par Uwe Rosenberg. On sent clairement la filiation avec son prédécesseur. On note qu'il semble plus accessible mais qu'il est malheureusement un peu plus abstrait. Le jeu est une course où tous les joueurs doivent fournir les mêmes ressources pour progresser au score. Toute la difficulté réside dans l'anticipation : vous allez devoir fournir de plus en plus de ressources. Et pour les produire au bon moment il faudra vous y être prendre suffisamment tôt. Comme j’apprécie les jeux de placement et d’optimisation il a été une de mes bonnes expériences de ce salon.

 

Une histoire de pirate . (Cranio)

Sur le concept du coopératif avec des sabliers on pense clairement à Kitchen Rush. Mais ici on ne lave pas des assiettes, on charge des canons ! Le vrai plus d' Une histoire de pirate réside dans le système de scénario. Si  vous oubliez d'éliminer des bateaux de la Royale lors d'une manche ils reviendront pour vous couler dans les manches suivantes. On vous en avait déjà parlé sous son nom original de Tales of pirates.

 

Greenville 1989 (Sorry We Are French)

Alors pour une fois que j'apprécie un cooperatif ! C’étaient les personnes qui jouaient avec moi qui n’étaient pas dedans. Dans Greenville 1989 il faut que vous racontiez aux autres joueurs une histoire en rapport avec une carte généralement bizarre, souvent inquiétante, et parfois glauque (limite d'âge à 16 ans). On pense à Dixit et à Mysterium mais là on ne suit pas les petits lapins sur des nénuphars. Les joueurs interprètent un adolescent habitant dans un petite ville américaine de la fin des années 80 (amateurs de la série à succès Stranger Things suivez mon regard) . Ville calme hormis pour le monstre plein de tentacules qui passe sont temps à attirer les âmes vers le chaos. L’objectif des joueurs est de trouver collectivement la trame des histoires de chacun. De la description de la première carte on cherche à associer à chacun une autre carte étrange qui aura été préalablement choisie secrètement par l’un des joueurs. Attention à ne pas vous tromper trop souvent sinon vous allez vous faire croquer par le monstre. Un point que je trouve positif en comparaison avec Mysterium, c’est que la personne qui propose les cartes (comme le fantôme) change à chaque tour.

 

L'expédition perdue (Nuts Publishing)

Encore un coopératif ! Oui mais avec un look “Bd Belge des années 40”! Hormis ce point de vue esthétique le jeu a aussi une autre caractéristique intéressante : il se joue assez vite (moins de 20 minutes). L’objectif de l'expédition perdue est que les cartes des joueurs soient organisées dans l’ordre qui leur sera le plus profitable pour rester en vie et atteindre le temple qui se trouve au milieu de la jungle. C’est tactique car il faut conserver suffisamment de vivres pour le trajet et décider quel sacrifice peut être concédé pour aller au bout.

 

Kartel (Helvetic)

Dans Kartel, il faut déplacer un inspecteur sur les jetons répartis sur la table. Pour le faire on lance un dé et on avance au maximum de la valeur indiquée. A chaque arrêt les jetons sont enlevés :

  • Les boss de la pègre sont mis en prison

  • Les sac d’or et les petits voleurs sont pris par les joueurs

La partie s'arrête quand le 5ème boss est en prison. On compte alors les points. les petits voleurs donne des points si leur boss est en prison. Les sacs ne donnent des points que si le boss de la couleur est libre.

Accessible à partir de 8 ans mais c’est assez compétitif, ce qui n’est pas surprenant pour un jeu de Mr Knizia !

 

Solenia (Pearl Games)

Avec Solenia, Sebastien Dujardin nous propose un jeu familial stratégique dans la gamme des pick and delivery.  Il va nous falloir honorer des commandes en récupérant des ressources sur un plateau de jeu mouvant qui alterne les phases de jour et de nuit.

Le jeu est agréable et plutôt court (on joue avec un paquet de 16 cartes). Il faut anticiper sa récolte de ressources selon la phase pour pouvoir livrer sa commande au bon moment. Un jeu de tempo, où l’opportunisme reste présent avec le placement des adversaires sur la ressource visée ou avec l’arrivée des tuiles commandes qui ne correspondent pas aux ressources en sa possession (du vécu…). (A noter qu’il y a une face expert sur les plateaux individuels pour les plus gamers…)

Le matériel est top ( quelle bonne idée ces cartes trouées) et les illustrations de Vincent Dutrait sont superbes... oui oui je radote encore.

Un très bon moment ludique.

 

Cosmic Factory (Gigamic)

Dans ce nouveau jeu de Kane Klenko (Fuse, Flatlane, Flip Ships…)

Cosmic Factory est un jeu de pose de tuiles en temps réel, rapide et très familial.Il s’agit à chaque manche de placer au mieux nos tuiles pour faire des zones comportant un maximum de planètes de trois couleurs pour scorer des points pour chacune des zones créées. Pour se faire on commence par drafter trois par trois ses 9 tuiles de départ. Comme souvent chez Kane Klenko il est question de rapidité (cf. Fuse !) et Cosmic Factory se joue en 5 manches d’une minute chacune avec l’utilisation d’un sablier donc pas le temps de rêvasser !

Pour complexifier le jeu on pourra utiliser comme dans ma partie un paquet de cartes kaos duquel on tire 5 cartes pour la manche. Elles modifieront le scoring ou le placement des tuiles (surtout le draft de départ !) et renouvelleront bien les parties

En tout cas, pas facile de faire progresser l’étoile sur la piste de score (il faut faire les plus longs chemins d’astéroïdes) pour bien scorer sur le final.

 

 

A très vite pour découvrir  le deuxième volet de cette revue cannoise 2019 avec les nouveautés et les avant premières.
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Il n'y a aucun commentaire

nico
By Anna | 23 août 2019 14:40

J'y étais c'était super ! J'éspère pouvoir participer au prochain événement :)

La Team Kigurumi