Ships

14 nov. 2015 | par Le Zeptien

Spécifications de la partie


Nombre de joueurs
0
Date
14 nov. 2015

Spécifications du jeu


Nombre de joueurs
2 à 4 joueurs
Âge
à partir de ans
Durée
120 minutes
Thèmes
Transport, Maritime
Date de sortie
oct. 2015
Auteur(s)
Martin Wallace
Illustrateur(s)
Peter Dennis
Editeur(s)
Treefrog Games

Photos

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Il y a 3 commentaires

Le Zeptien
By Le Zeptien | 14 nov. 2015 09:52

Après les trains, après les automobiles, après les avions, voici les navires. Décidemment, les moyens de transport inspirent le Maestro de Manch… heu… de Nouvelle-Zélande (j’arrive toujours pas à m’y faire), et il ne manque plus à vue de pied que la calèche, le sous-marin et les tapis volants.

...Non, non, les vaisseaux spatiaux, c’est déjà fait aussi avec Onward to Venus.

Bon, sans rire, il me tardait vraiment de pouvoir jouer ce « Ships » au beau plateau à dominante bleutée, élégamment illustré (en particulier les navires) par Peter Dennis… et quand on voit ce plateau là, on a du mal à faire le rapprochement avec celui de Tinners trail's ou de la radio des poumons de Last train to Wensleydale. Pourtant, c’est le même illustrateur.

De plus, vous le savez sans doute, le Maestro a décidé de ne plus éditer lui-même ces jeux, donc ce n’est pas sans émotion que je vois les derniers Treefrog arriver sur nos tables.

Pour cette partie, c’est monsieur Meeuuuhh qui était à la baguette des explications de règles, et les trois élèves attentifs étaient monsieur Pierre, Dame Sabine et votre serviteur. Durant les explications, je tentais de faire le rapprochement avec d’autres créations du Maestro. Oui, le plateau fait penser à celui d’Automobile mais cette fois nous avons droit à des illustrations de bateaux (forcément, vu le titre du jeu...) et leurs évolutions à travers les ages. Oui, il y a bien une sorte de principe d’obsolescence « technologique », mais ce n’est pas traité de la même manière ici : les navires servent surtout à changer de période, leurs transformations rythment la partie, ouvrant de nouveaux horizons. Ils peuvent aussi vous faire gagner des points... ou en perdre. Ainsi, comme à Naissance et Apogée des Empires, les espaces géographiques accessibles vont s’ouvrir progressivement aux joueurs. Enfin, on a une bonne partie du jeu axée sur la gestion de cubes d’actions, chose déjà vue d’une manière originale (et géniale) dans Byzantium.

Mais avec ces petites ressemblances, monsieur Martin Wallace nous propose un jeu encore différent avec une belle profondeur.

Par contre attention, les scores en cours de partie sont trompeurs. En effet, le jeu propose de marquer de plus en plus de points au fur et à mesure que défilent les périodes, et si on se loupe sur l’une d’entre elle (en particulier dans les dernières), il y a un rrrrisque de prrrrendre un grrrros écarrrrrt de points dans les gencives en moins de temps qu’il faut pourrrr taperrrrr ces mots surrrrr ce fichu clavierrrr ou la touche rrrrr déconne. Heu…parrrrdon, je vais effectuerrrr un petit nettoyage...

Bon, alors... (ok, ça va) je disais : oui, attention aux scores donc. Par exemple, monsieur Pierre nous a mis un vent assez considérable durant presque toute la partie. Je me souviens qu’à un moment, il était à 54 points, Dame Sabine et moi-même aux alentours de 25 et monsieur Meeuuuhh était… loin derrière. Ensuite l’écart c’est encore creusé. Monsieur Pierre avait franchi la barre des 100 points que nous étions encore dans les 60 ou 70. Mais à la fin, monsieur Meeuuhh est parvenu à rattraper monsieur Pierre et l’a même dépassé de 4 ou 5 points, remportant une victoire à laquelle il n’aurait jamais cru quelques tours plus tôt.

Améliorer ses navires, occuper des comptoirs de commerce et des emplacements politico/militaires un peu partout dans le monde pour le contrôle de leur économie, voilà grosso modo ce que propose le jeu.

Le reste est une affaire de gestion d’action sur un plateau individuel. C’est d’ailleurs une des difficultés du jeu (à part la concurrence de vos adversaires car au jeu de plateau aussi, l‘enfer, c‘est les autres).

Les cubes action servent pour activer (construire des navires par exemple), mais également pour occuper le terrain économique sur les marchés alors que les rondelles en bois symbolisent le contrôle politique. En posant les uns ou les autres sur le plateau de jeu, vous libérer en même temps des emplacements sur votre plateau individuel, emplacements sur lesquels vous pourrez ensuite stocker argent et marchandises gagnés. Simple, efficace et finalement assez thématique. Je signale aussi la présence de cartes que les joueurs pourront choisir afin de profiter de "bonus" ma foi bien sympathiques.

Bon, je vais arrêter là mon bavardage. Pour résumer mon sentiment après cette partie, Ships est je pense une belle réussite, du genre de celles qui font parler longuement et avec passion des stratégies diverses sur les forums pour gameurs(euses). Ships est un « wallace-gestion-placement » plus « traditionnel » si on le compare à des créations récentes et de poids équivalent comme Onward to Venus ou A study of Emerald, mais la tradition, c’est bien aussi hein…

Le Zeptien
By polybe | 15 nov. 2015 13:34

Je vois que tu ne parles pas du tout du sujet qui domine le forum sur le jeu dans BGG: le potentiel de points de victoire extravagant qu'on peut tirer de la zone 7. (soit 13 + x PV par disque, x étant le nombre de marchands).

Il n'y a d'ailleurs qu'un seul disque (du dernier joueur je suppose) sur la zone dans votre fin de partie. Est ce l'effet d'une stratégie de certains pour attendre l'âge 11 avant que la zone 7 ne soit pleine à ras bord?

Le Zeptien
By Le Zeptien | 16 nov. 2015 18:31

Alors là, je suis bien embarrassé pour te répondre. Primo, je ne savais pas qu'il y avait un débat sur BGG au sujet du point que tu évoques et secondo, comme je découvrais le jeu sur cette première partie, je suis loin d'être en capacité d'émettre la moindre opinion sur ce sujet. Le jaune, c'est monsieur Meeeuuhhh, et c'est donc lui qui a utilisé vers la fin la zone en question. Il est vrai aussi que nous avons cavalé me semble-t-il pour passer les époques en fin de partie.

Donc, et bien... je sais pas. Navré mon cher, je me sens fort ballot de ne pouvoir vous en dire plus...

Mais vous savez, nous avons peut-être joué comme de grosses quiches, et monsieur Pierre, suite à cette partie, a exprimé l'idée que nous avions sans doute entrevu qu'une partie du jeu. Je suis assez d'accord avec lui. Si monsieur Meeeuuhhh passe par là, il pourra je pense te répondre mieux que moi.