Junta

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Description

Bananes et comptes en Suisse

A Junta, chaque joueur prend la tête d'une des familles qui se disputent le pouvoir dans la république de Los Bananas. Le but du jeu : apporter paix et prospérité aux habitants opprimés de... Euh, non, en fait le but est d'accumuler le plus possible d'argent sur son compte en Suisse !

El Presidente et ses amis

Après avoir reçu leurs cartes politiques de départ, les joueurs élisent le président (une élection à vie) - grâce à certaines cartes, les Influences et les Suffrages, représentant les membres de la Chambre des députés (Monarchistes, Conservateurs, Socialistes et autres catégories parfois un peu farfelues). La première tâche du président est de former son cabinet (il fait de même au début de chaque tour), en répartissant entre les autres joueurs les postes suivants : Ministre de l'intérieur, 3 Généraux, Amiral et Commandant des forces aériennes.

Parmi les autres types de cartes, on trouve des Evénements aux effets variés, des Financements politiques secrets (le joueur tire un billet du tas, composé de billets de 1, 2 et 3 millions de pesos ou MP), des Assassinats (voir plus loin), et des Corruptions (permettant de gagner les faveurs d'unités adverses en cas de coup d'Etat).

Le tour de jeu

La partie se déroule en tours, reprenant toujours les mêmes phases :

- tirage de cartes

- réorganisation du cabinet

- retrait de l'aide étrangère - le président prend 8 billets

- budget - le président propose un budget à partir de ces billets ("2 MP pour Paul et françois, 3 MP pour Caroline et Nathalie, rien pour les autres"), les joueurs votent ce budget (il existe diverses conséquences à un vote négatif, simulant un état de crise politique)

- localisations et assassinats : chaque joueur choisit une "localisation" (pas sur le plateau mais en isolant un pion parmi 5 : night-club, résidence, garçonnière, banque et quartier général), et les joueurs annoncent leurs assassinats éventuels. Le Ministre de l'intérieur, poste hautement stratégique, dispose gratuitement d'un tueur par tour (la police secrète), en dehors de ce cas il faut avoir une carte pour faire une tentative. Le joueur annonce sa cible et sa localisation présumée ("Paul à la banque", "Caroline à la résidence"...), quand toutes les tentatives ont été annoncées les cibles se révèlent : si le tueur avait deviné la localisation, la victime est morte (il existe quelques cartes de protection) ! Le joueur ne joue plus jusqu'à la fin du tour (au tour prochain un nouveau membre de la famille prendra le relais), il perd toutes ses cartes et son argent...

- opérations bancaires : essentielles puisque rappellons que l'objectif est d'accumuler de l'argent sur son compte. Un joueur ayant choisi "banque" comme localisation peut déposer de l'argent, cet argent est désormais "sécurisé" (la victime d'un tueur ne perd que son argent "en main", pas celui sur son compte). A condition d'être vivant bien sûr ! D'où le dilemme permanent du jeu : trouver le bon moment pour aller à la banque sans croiser un tueur, puisqu'évidemment la banque est le lieu de la majorité des tentatives d'assassinats.

- coup d'Etat : un joueur mécontent de la politique d'El Presidente peut choisir de lui envoyer ses réclamations à coups de chars d'assaut ou de cannonière. Il faut pour cela, soit que la République soit en état de crise (provoqué par certaines cartes ou situations particulières), soit que l'insurgé ait choisi Quartier général comme localisation. Un "jeu dans le jeu" commence alors, un mini-wargame où deux camps, les Insurgés et les Loyalistes, tentent de contrôler la majorité des 5 zones vitales de la capitale.

- après-coup : en cas de coup d'Etat, cette phase permet d'en voir les conséquences politiques. Les joueurs se prononcent pour le président ou pour la junte, et ce indépendamment de leur attitude militaire pendant la bataille (un insurgé peut par exemple soutenir le président). Si le camp du président gagne, il peut envoyer un Insurgé devant le peloton d'exécution ; si la junte gagne, ses membres désignent un nouveau président qui peut envoyer qui il veut devant ce même peloton. Coquace : un Insurgé retournant sa veste au dernier moment peut malgré tout être exécuté par le président - on ne s'engage pas dans un coup d'Etat à la légère !

Une villa sur la côte d'azur pour le vainqueur

Quand les billets dont épuisés, on finit le tour puis chacun compte ses sous déposés à la banque : le vainqueur est celui qui en a amassé le plus. Il peut se vautrer dans son argent pendant que les autres joueurs rangent le jeu en préparant leur revanche !

Rédigé par : Deadplayer

Descriptif issu du site "TRIC TRAC"

Spécifications


Nombre de joueurs
2 à 7 joueurs
Âge
à partir de 14 ans
Durée
240 minutes
Mécanismes
Simulation, Bluff, Affrontement
Thèmes
Politique
Date de sortie
avr. 2016
Auteur(s)
Vincent Tsao, Ben Grossman, Eric Goldberg
Illustrateur(s)
Claus Stephan, Stephen Crane, Peter Corless, Larry Catalano, Martin Hoffmann
Editeur(s)
Matagot

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viva el president!!!!

| 18 mai 2017 | TAZTAAF
Ce jeu est terrible et mythique il a fait les beaux jours de mon éveil ludique dans les années 80 Âmes sensibles s'abstenir car alliances et trahison sont le nerf de la guerre. Il faut vraiment développer des trésors de diplomatie pour se faire élire président ou être le numéro 2 qui s'enrichit dans l'ombre. Attention joueurs, n'oubliez pas qu'il n'y a qu'un gagnant à la fin et que tous les coups sont permis pour récupérer quelques billets ! J'adore les périodes de coups d'état ou les armées peuvent encore changer de camp !!! Des critiques évidemment : - ce jeu est extrêmement long et découragera nombre de joueurs - les réglés sont pas toujours très claire - à force de jouer avec les mêmes joueurs, il devient difficile d'oublier le joueur pour le personnage (concrètement, un maniac du coup d'état devient rarement le bras droit de confiance à la partie suivante impossible de le trouver sauf sur ebay ou vide grenier sinon espérez une troisième édition de préférence revisité au niveau des règles.
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Moi ? Des sous en Suisse ? Noooooon… Pas mon style.

| 18 mai 2017 | Meeeuuhhh
Type de jeu : Jeu d’enfoirés (mais pour de semblant) Nombre de parties jouées : 3 Avis compendieux : C’est, avec Res Publica Romana et d’autres (Dune…), un vieux jeu à l’américaine qui a certes des défauts mais dont on peut dire qu’il est gargantuesque, picaresque. C’est un jeu à thème fort, dont les règles ont été conçues pour que les joueurs s’y croient. Mais dont certains points manquent de clarté (surtout à 23h00 après quelques bières et dans une salle obscure où on le les pèle). Clarté des règles (3) : Bon, j’ai commencé à les lire à 23h00 dans une atmosphère bruyante, certes ; mais elles ne brillent pas par leur clarté ce me semble, notamment la partie qui explique les élections du début. Certains points sont obscurs et peuvent faire l’objet de débats. Mais après, elles se retiennent dans l’ensemble bien, et ce d’autant plus que l’essentiel est rappelé sur le plateau. Qualité du matériel (2) : Un peu vieillot, un plateau un peu criard mais bien dans le style de l’illustration de la boîte qui va très bien avec le thème. Les pions, ben ce sont des pions, à l’ancienne, comme la moutarde du même nom. Les cartes ont des illustrations humoristo-naïves qui vont bien avec le thème, mais on ne peut pas dire qu’elles soient belles, ça non. Reflet du thème (5) : Mettons-nous d’accord tout de suite : je n’ai jamais été, ni aucun de mes partenaires de jeu du moins le crois-je, un dictateur ou aspirant dictateur dans une république bananière. Mais ce jeu est très certainement le moyen le plus légal d’essayer d’imaginer ce que peuvent ressentir ces gens-là. Mais la légalité, à ce jeu, hein, bon… (il faut quand même respecter les règles, bien sûr). Avis comportant ratiocinations et autres superfétations : C’est un jeu ou pour gagner, il ne faut pas seulement être un bon stratège, mais il faut surtout savoir manipuler les gens (pour de semblant), arriver à les persuader qu’ils ont intérêt à trahi leur allié pour nous alors qu’au tour d’avant on leur a planté un couteau dans le dos, ou il faut savoir dresser les gens les uns contre les autres, bref, être un odieux personnage. Il faut savoir composer un rôle, en bref. Et pas un joli rôle vu le thème. Mais quelque part, c’est cathartique (si si) et ça permet de comprendre comment fonctionne notre triste société (et si la république de Los Bananas se situait plus au nord et beaucoup plus à l’est que ce qu’on croit, de l’autre côté d’un grand océan ?). Donc, méfiance : on peut durablement vexer des gens (par exemple en déclenchant un coup d’état au premier tour pour des raisons purement pédagogiques, pour voir ce que ça fait de faire un coup d’état). Pour la durée du jeu, tout dépend du caractère belliqueux des protagonistes, les coups d’état ralentissent (mais pimentent) considérablement le jeu.
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