Ora et Labora

7.6 /10 (5 notes)

Ora et Labora est le cinquième « gros jeu » de uwe rosenberg. Le cadre du jeu est basé au Havre, et se situe au moyen-âge.

Chaque joueur est le chef d'un monastère qui gagne du terrain et construit des bâtiments, des petites entreprises qui rapporteront ressources et profit.

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Description

Les fans du Havre reconnaîtront plusieurs mécanismes familiers. Ainsi, on trouve des tas de jetons ressources à deux faces, avec une face basique et une autre "évoluée" pour un bénéfice plus important. De même, on débloque de nouveaux bâtiments au fil de la partie. Ces derniers peuvent être construits avec les ressources que les joueurs récupèrent grâce à l'une de leurs actions, l'autre action possible étant d'utiliser un bâtiment avec un de ses ouvriers.

Le jeu introduit cependant un mécanisme astucieux à base de roue gérant l'arrivée des ressources. Agricola et le Havre sont parfois peu pratiques, car on est constamment en train de poser et de retirer des pions du plateau de jeu. Cela disparaît avec Ora et Labora : la roue indique un nombre dans chacun de ses segments, qui correspond à la quantité de ressources qu'elle rapporte. Un pion ressource de chaque sorte est posé sur la roue. Au début de chaque tour, la roue est tournée d'un cran, augmentant ainsi la quantité de chacune des ressources. Si un joueur récupère un type de ressource, son marqueur revient à 0 sur la roue.

Contrairement à Le Havre, les joueurs peuvent construire quelque chose devant eux. Chaque joueur commence avec un petit plateau individuel qui peut rappeler celui d'Agricola, il y placera ses bâtiments. Cependant, tout comme dans Agricola Les fermiers de la lande, le plateau contient au début quelques tuiles de forêt et de lande qui gênent le développement. En prenant du bois ou de la tourbe depuis la roue, vous retirez respectivement une tuile forêt ou lande définitivement. Si vous voulez plus de bois et de tourbe, ou plus d'espaces pour votre développement, vous pouvez acheter de l'espace supplémentaire par le biais d'une action gratuite pendant votre tour.

Une autre différence notable est que vous commencez avec plusieurs jetons ouvriers. Si vous utilisez un bâtiment, vous placez votre jeton dans celui-ci. Il y restera jusqu'à que vous ayez placé tous vos jetons (vous en avez trois au total). Cependant, vous ne pouvez qu'utiliser vos propres bâtiments de cette façon. Si vous voulez utiliser celui d'un autre joueur, ce dernier devra déplacer lui-même son jeton dans son bâtiment pour vous. Évidemment vous devrez payer ce joueur afin qu'il le fasse.

Les tuiles de terrain ajoutent une autre dimension au jeu par rapport à Le Havre. Le temps où vous ne faisiez qu'utiliser une entreprise de construction pour obtenir ce que vous vouliez en payant les ressources est révolu... Vous devez désormais placer judicieusement vos bâtiment sur votre plateau pour gagner un maximum de points. Évidemment certains bâtiments ont des restrictions concernant les terrains où ils peuvent être placés (par exemple, uniquement sur un terrain "plaine").

Finalement, il y a un peu plus d'interactions entre les joueurs. Vous pouvez gêner vos adversaires en utilisant leurs bâtiments avec leur jeton... Et si vous n'avez pas le temps pour une partie complète, une version courte est également proposée.

Spécifications


Nombre de joueurs
1 à 4 joueurs
Âge
à partir de 10 ans
Durée
120 minutes
Mécanismes
Pose d'ouvriers
Thèmes
Ville, Médiéval
Date de sortie
oct. 2011
Auteur(s)
Uwe Rosenberg
Illustrateur(s)
Klemens Franz
Editeur(s)
Lookout Games, Z-Man Games

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Pousse du cube en bois et compte

| 18 mai 2017 | Ryleh
De temps en temps, cela fait du bien de prendre un gros jeu entre joueurs confirmés. Ora et Labora fait partie de ces monstres ludiques qui prennent du temps à être domestiqué. Un mélange plutôt réussi du Havre et d'Agricola du même auteur, la gestion d'un monastère du Moyen Age (prie et travaille, le titre est plutôt explicite), où Uwe Rosenberg a astucieusement remplacé la collecte des revenus sur un plateau par une roue de ressources évolutives. La mécanique est belle, rien à redire : deux moines et un prieur en tout et pour tout, un monastère disposant de ses paysans corvéables, des ressources à collecter, des bâtiments à acheter. Mais il n'y a rien de nouveau, Rosenberg renouvelle astucieusement ses recettes, mais il n'apporte rien au jeu de pose d'ouvriers. Je ne me suis pas ennuyé une seconde, mais n'ait pas eu le frisson ressenti avec les gueules noires ou les maîtres couturiers. Pour une première partie, j'ai fini deuxième sur quatre, ce qui est plutôt bien (surtout vu la différence, 11 points, ce n'est pas grand chose à ce jeu), mais franchement je n'ai pas l'impression de l'avoir mérité. Comme pour Bruxelles (Etiienne Espreman a d'ailleurs joué à ce jeu, c'est flagrant), les façons de scorer sont multiples et il se trouve que ma méthode a rapporté plus que mes autres compagnons de jeu. Et c''est long. Arrivé à 20.45, explication des règles finies à 21.30, jeu fini à 1.00. Au final, pas un mauvais jeu, mais à réserver aux kubenbois hardcore. Si vous avez le Havre, ou à la limite Agricola, vous pouvez vous en passer...
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Le jeu de roue dont on a fait le tour...

| 18 mai 2017 | limp
Pourtant, mon avis débute bien, car au final, je pense que si Le Havre est mon jeu préféré de la quadrilogie (et de loin), celui-ci prend la seconde place... Il va donc falloir que je remette certaines de mes anciennes notes à jour pour que tout ceci soit plus représentatif... Petite aparté pour signaler la bonne idée du dos de la boîte qui décrit brièvement les mécanismes plutôt que la thématique : on est dans un jeu "à l'allemande" et je pense que ça apporte plus aux joueurs... Ne revenons pas sur le problème de découpe, apparemment dû à un soucis de parallélisme du rouleau de découpe et à un bricolage pour essayer de limiter l'erreur (par contre, la boîte avec laquelle j'ai joué à ce jeu était incomplète, et ça c'est bien plus frustrant...). Le matos est, ceci mis de côté, assez proche de ce qu'on voit d'habitude. Pas de thermo et des plateaux de jeu en carton souple (sans parler que les marqueurs qu'on pose en début de partie sur la roue n'ont à ce moment là seulement de la partie pas assez de place, contrairement à l'illustration dans les règles). Bref, c'est pas parfait, demande à être découpé avec délicatesse, mais ne mérite pas de crier au loup. Non, là où demeure véritablement le soucis, c'est que même si le jeu est bon, ça y est, on est arrivé (moi en tous cas) : une impression du début à la fin d'avoir déjà tout vu, de n'avoir pas la moindre surprise, de jouer une nouvelle fois à un jeu de transformation de ressources sans valeur ajoutée, qui n'apporte pas plus (et dans certains critères, moins même) de fun, de plaisir ou de choix douloureux. Bref, un de trop. Peut être le préfèrerez-vous à un autre et prendra t-il sa place, mais le conserver alors que vous avez pas mal de jeux dans le genre est déjà beaucoup plus hypothétique. Même si Ora & Labora est un bon jeu, de mon côté, je passe ma route...
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  • Sortie : oct. 2011
Auteur(s)
Uwe Rosenberg
Illustrateur(s)
Klemens Franz
Editeur(s)
Filosofia