Colosseum

7.1 /10 (9 notes)

Endossez le rôle d'un imprésario romain organisant des spectacles somptueux dans son arène dans l'espoir d'attirer le plus de public

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Description

La partie se déroule en 5 tours de jeu, chacun découpé

en 5 phases distinctes :

• Phase 1 : Investissement

• Phase 2 : Achat de jetons éléments de spectacle

• Phase 3 : Échange de jetons éléments de spectacle

• Phase 4 : Production de spectacles

• Phase 5 : Cérémonie de clôture

En phase 1, les joueurs peuvent faire une de ces actions (et une seulement) :

• Acheter un nouveau Programme de spectacle

• Agrandir son Arène

• Acheter un Abonnement

• Construire une Loge impériale

La phase 2 se résout par un système d'enchères.

Puis les joueurs peuvent s'échanger les jetons recueillis (phase 3)

Ils peuvent produire un spectacle s'ils ont les jetons nécessaires (phase 4)et déplacez les éventuels spectateurs VIP.

Puis on compte la valeur des spectacles joués ce tour.

Les joueurs le note sur la piste de score si leur spectacle est meilleur que leurs précédent, car seul le meilleur spectacle de chaque joueur sera pris en compte en fin de partie.

Celui qui aura réaliser le spectacle le plus imposant remportera la partie.

Spécifications


Nombre de joueurs
3 à 5 joueurs
Âge
à partir de 10 ans
Durée
75 minutes
Mécanismes
Enchères, Combinaisons, Construction, Négociation
Thèmes
Antiquité
Date de sortie
1 janv. 2007
Auteur(s)
Wolfgang Kramer, Markus Lübke
Editeur(s)
Days Of Wonder

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Tu aimes les films de gladiateurs ?

| 18 mai 2017 | Monsieur Bilbo
Tiens, encore un jeu Days of Wonder. Comme d'habitude, ils vont nous avoir pondu un jeu de collecte de cartes, pas trop compliqué, bien familial, avec du matériel somptueux, histoire de combler les pauvres chalands ludopathes que nous sommes. A moins que... Et bien non. Pas cette fois. Voici que Monsieur DoW décide de surprendre son monde, en faisant appel à rien de moins que le maître Kramer en personne. Oh, bien sûr, niveau complexité, tout ça reste très abordable, mais force est de constater qu'un nouveau pas à été franchi, avec ce jeu à mi-chemin entre le jeu familial et le jeu pour joueurs avertis. Le problème avec les jeux hybrides, c'est qu'à trop vouloir plaire à tout le monde on risque de ne finalement contenter personne. L'accueil de Colosseum à sa sortie aura donc été plutôt froid, qui critiquant la longueur et la complexité, qui critiquant le hasard des tuiles. Et bien moi, pourtant, j'aime bien. Présenté par certains comme un Princes de Florence à la sauce mirmillon, Colosseum tient plus pour moi beaucoup plus de Fabrik der Traüme, avec ses spectacles, ludi, venationes et autre munera à réaliser sur des figures imposées. La mécanique, à base d'enchères, de placement, d'échanges et de programmation tourne parfaitement, et le thème est d'autant plus crédible qu'il est servi par un matériel très fourni et de grande qualité. Le système de jeu à la fois opportuniste et calculatoire, avec un cocktail de gestion, de programmation et de hasard. Rien de très original, donc, mais un ensemble cohérent et bien agencé: la seule véritable nouveauté vient en fait du déplacement des nobles, que la combo avec les médailles rend d’ailleurs bien moins hasardeux que la présence de dés ne pourrait le laisser croire. L’interaction est permanente, des enchères aux échanges, en passant par les nobles, les majorités à conquérir et les autres à surveiller, histoire de ne pas se faire siffler son spectacle convoité, synonyme d'élimination assurée. Alors certes, le jeu n'est pas exempt de défauts. C'est vrai qu'être tributaire du tirage des tuiles est parfois frustrant. C'est vrai que l'ensemble est un peu long, surtout de la première partie que l'on passe de nez sur sa feuille d'aide de jeu à programmer son spectacle trois tours à l'avance. C'est vrai que les habitués de Cléopâtre et des Aventuriers du Rail risquent d'être surpris par l'exigence du jeu. C'est vrai qu'il vaut mieux adopter la variante des enchères multiples, histoire de pimenter le jeu est d'éviter les coups de bol monstrueux qui vous pourrissent une partie en un clin d’œil. Et c'est vrai qu'en règle générale je ne suis pas un grand fan des mécanismes de rééquilibrage. Mais qu'importe. Colosseum est un jeu très divertissant et agréable à jouer, ce qui pour moi, est après tout le plus important.
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Mais que veux-tu que j’en fasse, de ton bateau ???

| 18 mai 2017 | Meeeuuhhh
Type de jeu : Où l’on voit des chevaux manger des lions, ou encore des belluaires pourfendre traîtreusement des pots de fleurs. Nombre de parties jouées : 4 Avis compendieux : C’est un jeu que j’ai vraiment envie d’aimer (oui, je sais, je suis un grand dadais (en fait, c’est surtout parce que je l’ai acheté)), mais j’ai du mal : des enchères peu enflammées, un jeu où il vaut mieux commencer à prévoir dès le premier tour ce qu’on fera au dernier tout en sachant qu’on ne maîtrise pas ce qui se passe dans l’intervalle (oui, c’est l’essence du couple stratégie tactique, ça, mais là dans la façon dont ça se passe, ça me chiffonne), où l’on reste le nez plongé dans son aide de jeu, indispensable mais finalement dure à exploiter (je m’imagine mal y jouer avec un enfant de 10 ans, pourtant c’est à partir de cet âge), un gros arrière-goût (et avant-goût aussi) des Princes de Florence sans avoir la même fluidité (peut-être) et surtout, donc, le coup des enchères pas tendues du tout (en tout cas, quand j’y ai joué, ça ne s’est pas beaucoup enflammé, ou alors juste parce qu’on se disait que non, quand même, des enchères pas enflammées, ça ne le fait pas). Bref, j’aurai du mal à analyser ce qui cloche (c’est la raison pour laquelle j’ai tardé à pondre ceci, mais comme je ne trouve toujours pas, je me lance, tant pis (et puis je n’y joue pas souvent)). La grande innovation (ça existe peut-être ailleurs, hein), à savoir le fait que seul le nombre de points maximum engrangés dans un tour compte, est intéressant, puisqu’il ne faut pas s’endormir sur ses lauriers, si je puis dire, mais je ne saurai dire pourquoi, ça ne prend pas trop. Certains reprochent le fait que tout soit visible, et que l’absence de tension vient peut-être de là. Peut-être. Clarté des règles (4) : Les règles sont très clairement rédigées, il y a eu un petit embrouillamini sur les enchères qui vient plutôt du fait qu’elles peuvent surprendre, mais comme je ne suis pas le seul à avoir eu des doutes, je le signale, mais c’est trois fois rien, il suffit de ne pas chercher à lire entre les lignes. Qualité du matériel (5) : J’aime beaucoup les sénateurs, consuls et empereurs qui semblent s’être enfuis de boîtes Haba. Bon, alors on aurait pu espérer des amphithéâtres en trois dimensions et tout, façon Cléopâtre et la Société des Architectes, mais c’eût été exagérer. Certains trouvent l’illustration de la boîte gauche, les types seraient mal foutus ; ça m’a moins sauté aux yeux que sur l’illustration notamment française de la nouvelle version des Princes de Florence (pour ne citer qu’icelle). Les illustrations des tuiles, d’inspiration naïve, servent bien le thème en l’édulcorant (ben oui, des lions qui bouffent des curés et des belluaires qui tuent des pots de fleurs, c’est quand même un thème un peu dur, non ?). Bref, à part les dés imprimés en blanc sur blanc (on se demanderait presque si par hasard il n’y aurait pas eu gourance dans les pédales sur ce coup-là) qui sont un peu dur à déchiffrer (surtout que les chiffres sont, en l’occurrence, des lettres, puisque forcément ils ont mis des chiffres romains, fort logiquement, je ne sais pas si on doit dire dans ce cas délettrer) du coup, il n’y a guère à redire. L’effet visuel général est du plus bel effet. On imagine très bien les huiles de ce temps courir en sens unique à travers la ville et s’arrêter à des endroits bien précis pour souffler un coup. Enfin, non, en fait. Reflet du thème (3) : Comme ignominieusement suggéré ci-dessus, le thème, bon, il y a du bon et du moins bon. Alors certes on me dira qu’encore une fois, je ne suis pas du tout un spécialiste de l’histoire de l’organisation des pestacles dans la Rome Antique et je n’en disconviendrai pas. Mais quand même. Qu’elle est donc cette façon de faire courir les grands de ce monde selon notre bon plaisir d’un amphithéâtre à l’autre ? Est-ce ainsi que se manifestait alors le respect pour les grands de ce monde ? Les empereurs n’étaient-ils pas considérés comme des dieux sur terre ? Bon, me direz-vous, on leur ménage quand même des endroits pour se reposer et sans doute faire leurs pauses pipi, et d’ailleurs, quand on les dépose là, ils nous en sont tellement gré qu’ils nous accordent une médaille. C’est vraiment très magnanime de leur part. Alors ensuite, le bon côté, c’est l’organisation des pestacles, avec leurs noms ronflants et ne manquant pas d’humour (comme dentibus marimus ou un truc dans le style), qui nous renvoient sans doute à la propre décadence de notre époque (euh, ouh là, pardon, je m’égare, je ne suis pas persuadé qu’on décade plus qu’à une autre époque). Et la recherche des ingrédients pour faire tout ça au marché : hop, un gladiateur dans la poche, hop, un bateau dans l’autre et avec ça, ce sera quoi ? Oh, ben mettez-moi donc une salade romaine, j’en ai besoin pour refaire mes pots de fleur, un lion végétarien m’a bouffé le dernier. Avis comportant ratiocinations et autres superfétations : Je ne suis pas dans une période bavarde. En plus, il pleut. J’y reviendrai alors peut-être un jour, parce que quand même, il y a plein de choses à dire sur ce jeu. Mais force est de constater que quelques mois après sa sortie, on n’en parle plus guère (même si c’est le lot de nombreux jeux, malheureusement). Ah, si, tiens, une ombre de lueur : quand je dis qu’il faut tout prévoir à l’avance, il faut également surveiller ses petits camarades, afin de voir si par hasard ils ne seraient pas en train de lorgner sur le même gros pestacle que vous. Voir si on pourra acheter avant celui-là ou pas. Prévoir un plan de rechange (pas facile avec toutes ces combinaisons). Bref, il y a manifestement des choses intéressantes, même si certains verront de la chance dans le tirage des tuiles : mais bon, les possibilités d’échange sont là pour compenser, même si les échanges, restreints aux gagnant-gagnant (puisqu’on voit tout) peuvent être assez mornes. Par contre, ça peut être (et cela a beaucoup été discuté à l’époque, crois-je me rappeler) l’occasion d’avantager arbitrairement quelqu’un pour qu’il gagne lui plutôt qu’un autre (du king making, quoi).
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"Un seul Lion ?? Hooouuuu ! Remboursez !"

| 18 mai 2017 | Le Zeptien
Aaaah ! Le matériel Days of Wonder ! C'est quand même quelque chose hein...Et puis quelle surprise de voir arriver un auteur aussi prestigieux que Monsieur Wolfgang Kramer chez un éditeur Franco-américain (enfin...surtout franco). Le ramage de ce beau jeu est-il digne de son plumage ? Et bien, c'est là que ça se complique...enfin pour moi en tout cas. Oui, je suis resté dubitatif sur Colosseum, et après chacune de mes parties, que ce soit à 4 ou à 5 ( je crois avoir joué à 3 joueurs aussi, mais je m'en souviens pas avec certitude, ce qui est déjà pas très bon signe). D'abord, c'est le type de jeu où, à mon avis, il faudrait pouvoir cacher certains éléments, et à Colosseum, le "tout visible" pose problème. Ensuite, mais allez savoir pourquoi, je me suis à chaque fois un peu ennuyé, tout cela me paraissant assez linéaire, et peu passionnant. Bon, il y a des moments rigolos, surtout quand on présente des spectacles tronqués, par exemple une course équestre avec un seul cheval ! ("Hoooouuuu ! Escrocs ! Remboursez !"), mais à part cela... Les enchères ne sont pas non plus très palpitantes : grosso modo, on arrive toujours à avoir quelque chose d’intéressant me semble-t-il. Les spectacles ? Ben, si vous en faites 4 petits et un grand complet à la fin, vous avez de bonne chance de bien figurer, et même de l'emporter. Il y a sans doute d'autres stratégies, mais je ne suis plus trop motivé pour les chercher. Bref, le jeu a un look chatoyant (enfin, quand on aime le style DOW), mais, de monsieur Kramer, je préfère très largement les Princes de Florence, jeu qui ressemble à Colosseum (dixit l'auteur), mais avec des différences qui le rendent bien supérieur.
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