Im Schatten des Kaisers

9 /10 (3 notes)

L'Allemagne au moyen-âge : les joueurs représentent des familles nobles qui revendiquent le trône de l'Empereur.

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Description

Spécifications


Nombre de joueurs
2 à 4 joueurs
Âge
à partir de 12 ans
Durée
Mécanismes
Placement, Majorité
Thèmes
Médiéval, Politique
Date de sortie
1 janv. 2004
Auteur(s)
Ralf Burkert
Illustrateur(s)
Christof Tisch
Editeur(s)
Hans im Glück

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L'empereur, c'est moi !!!!

| 18 mai 2017 | Monsieur Bilbo
remière approche du jeu : saperlipopette que ça a l'air compliqué ! Des symboles partout (sur les cartes, les pions, le plateau...), 8 phases de jeux plus longues les unes que les autres, des pions qui tournent... Pourtant, ce serait vraiment dommage de ne pas essayer. Car passée cette phase d'angoisse, même si il faudra bien quelques tours pour comprendre toute sa subtilité, voilà un jeu diablement bien fichu et stratégique à souhait. Le vrai plaisir, c'est qu'il n'y a aucun hasard et qu'on a l'impression d'un nombre infini de possibilités quand vient notre tour. Cette impression de contrôle, malgré les nombreux paramètres à gérer, est quelque chose que j'apprécie beaucoup. Bon, bien sûr, ce n'est pas un jeu d'ambiance, mais un jeu de gestion... Le thème est par ailleurs très bien rendu: empereur, nobles, chevaliers, naissances, mariages, villes, cités impériales... tout y est, nous voilà replongés dans l'Allemagne féodale du 14ème siècle. Plusieurs points sont une vraie réussite: Les nobles qui vieillissent tous les tours, avec des cartes "médecins" ayant une influence sur l'âge. Il ne suffit pas de se placer, encore faut-il assurer le renouvellement des générations... Les cartes en nombre limité ! Bah oui, c'est vicieux, y en aura pas pour tout le monde, ça motive pour devenir empereur...La gestion de l'achat des cartes est d'autant plus difficile qu'il faut prendre en compte le type de carte (rose ou bleue) qui aura une influence sur les naissances Les pions en nombre limité !!! Il ne faut pas dépenser ses nobles, ses villes ou ses chevaliers trop vite, sinon on court à die grosse Katastrophe.. Une région, un pouvoir spécial. Encore des paramètres, quoi. Et il vaut mieux parfois se battre le plus possible pour une région très stratégique, quitte à y laisser des plumes ... La très forte interactivité ! Hop, on attaque (politiquement, hein ! C'est une guerre d'influence...), hop on se défend, on négocie sa fille, on corrompt à tout va pour se faire élire empereur par les autres... c'est du tout bon ! Bref, un vrai coup de coeur pour moi, et un jeu injustement méconnu qui devrait pourtant avoir sa place dans toute bonne ludothèque.
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Dans la quoi ??? de l’Empereur ?

| 18 mai 2017 | Meeeuuhhh
Type de jeu : Dont il ne faut pas traduire le titre à la hussarde. Nombre de parties jouées : 2 à 2, 1 à 3 et 2 à 4 Avis compendieux : Mes deux premières parties à 2 m’ont laissé entrevoir un très bon jeu, même si je sentais que l’aspect diplomatique et notamment les élections, perdait de l’intérêt (forcément) et que l’aspect calculatoire augmentait (forcément aussi). Ma première partie à 4 (malgré des règles expliquées laborieusement, cf. infra) a plu à tout le monde. La partie a été très tendue et le score (on a des mémoires d’alouette et on cachait les cartes de points) a été une surprise. Le jeu est très fluide, très agréable, et assez vicelard : le fait d’être empereur est certes un avantage, mais pas absolu : l’empereur bullant inutilement sur son trône n’est pas là pour aider à créer des majorités dans les provinces, et comme c’est un jeu de majorité, mine de rien, un baron de moins, ça compte, même si ceci est largement compensé par les villes impériales, qui ne bougent pas cependant et par le fait que l’empereur a le dernier mot en cas d’égalité. L’utilisation des chevaliers est délicate, il faut éviter les situations dans lesquelles ils risquent de se faire « écraser » par un baron adverse. Il ne faut pas hésiter à évacuer les provinces où la cause est perdue, mais les cartes qui le permettent ne sont pas légion et il faut les utiliser avant qu’elles ne disparaissent. La carte médecin est bien marrante (mais je me dis que l’utiliser à profusion est peut-être un défaut de débutant, il y a sans doute mieux à faire que d’empoisonner les gens). Clarté des règles (3) : Ça fait partie des jeux dont j’ai laborieusement expliqué les règles, non qu’elles soient trop complexes, mais que je les avais oubliées en partie. Pourtant, tout est assez fluide et limpide, il y a certes un effort de mémoire à faire pour retenir la signification des différentes cartes, mais tout est fait pour qu’elles soient rapidement et durablement acquises. Ben avec moi, ça n’a pas marché, je ne saurai dire pourquoi… Qualité du matériel (4) : J’aime bien, c’est même ce qui m’a attiré dans ce jeu (le premier regard, quoi). Pourtant, beaucoup n’aiment pas qui la couleur, qui les dessins naïf, qui je ne sais quoi. Mais il m’arrive souvent de bien aimer un matériel décrié sur son aspect esthétique ; je dois avoir mauvais goût. Niveau pratique, un truc qui m’a surpris au début, c’est le fait que les points soient comptés par des cartes et non via la traditionnelle piste de scores. D’autant plus que les cartes ont tendance à glisser et à perturber le plateau de jeu. Mais l’intérêt de ça doit être qu’on garde les scores secrets (ce qui n’est pas dit précisément dans la règle du reste je crois). Donc si vous avez de gros doigts, mieux vaut poser les cartes à côté du plateau. A part ces cartes qui risquent de choir en mettant la pagaille sur le plateau, le tout est fonctionnel sauf peut-être le fait que lorsqu’on retourne les barons sur le côté marié, parfois c’est le même âge, parfois non. Mais c’est vraiment pour chipoter. Et tout a bien sa place dans la boîte, ah là là, le régal des boîtes Hans im Glück pour les psychorigides du rangement. Reflet du thème (5) : Rien que pour le fait de chercher à marier sa fille à la criée, je mets 5. C’est le point burlesque, limite grivois (j’ai quand même entendu une jeune femme au demeurant assez réservée s’exclamer : « Qui veut de ma fille ? C’est une blonde à forte poitrine. » Moi j’aurai jamais osé) du jeu qui le rend comique (sur cet aspect là). Bon, après c’est de la bonne mécanique allemande, très typé jeu de majorité (qui ne sont guère propice au thème, allez savoir pourquoi), les différences entre province sont certes stylisées jusqu’à l’abstraction, mais la distinction provinces ecclésiales/provinces temporelles, le jeu de chaise tournante entre les barons, la façon de courtiser l’empereur crée une certaine ambiance qui n’est pas loin d’être ce que l’on peut qualifier de bon reflet du thème. Et puis quand on envoie sa fille au couvent (« Paf, au couvent ma fille, comment ça tu veux pas ? M’enfin, t’as vu ta tronche ? C’est ton seul espoir de survie, ma pauvre fille », ils étaient pas tendres, à l’époque), alors là, on y est pilepoil dedans… Avis comportant ratiocinations et autres superfétations : C’est un jeu de majorité dont l’originalité tient dans le fait que les points ne se gagnent pas lors de décomptes réguliers ou non, mais lorsque la majorité change (en fin de tour). Il ne sert à rien de conserver la majorité, si ce n’est pour empêcher les autres de l’obtenir évidemment. Cet aspect en trouble plus d’un. Un autre aspect qui peut troubler est le faible nombre de barons : il faut faire avec, c’est bien pensé à mon sens, mais cela oblige à faire des choix difficiles, à abandonner des provinces trop fortement tenues, à être très mobile pour essayer de conquérir des provinces où l’on ne vous attendait pas. La grosse question de la partie sera : guerre des tranchées où l’on n’offre de points à personne ou guerre de mouvement avec une grande circulation des barons et de nombreux changements de majorité ? Cela pourra donner des parties très différentes, mais aussi intéressantes. Un autre aspect important à gérer, c’est la bonne gestion de son cheptel de barons si vous me permettez l’expression. Non ? Tant pis alors. Il faut en effet veiller à bien renouveler ses populations, et si le médecin est là pour retarder l’inéluctable, il faut surtout éviter de se retrouver dans la situation où plusieurs de ses barons iraient à la réforme, pardon, prendraient leur retraite (enfin, mourraient, quoi) en même temps. La marge de manœuvre serait considérablement réduite lors des tours subséquents (oui, j’aime bien ce mot, c’est mon préféré avec superfétatoire et prout je crois). Evidemment, et c’est très réaliste (nooon, je rigole), il faut veiller à avoir des garçons, parce que les filles, ça fait rien qu’à minauder (j’ai dit : je rigole, hein, bon). En terme de jeux, c’est quand même un moyen peu onéreux de renouveler le susdit cheptel, beaucoup plus que de recourir à l’immigration. Mais évidemment, les cartes bleues sont plutôt moins puissantes (même si les cartes médecin et déménagement sont très utiles, ainsi que les cartes relatives au vote). A ce jeu, il n’y a pas de hasard. Enfin, si : la détermination du premier empereur se fait au hasard en début de partie. Et mine de rien, cela peut avoir des conséquences : aux autres joueurs de faire ce qu’il faut pour ne pas laisser le trône trop longtemps au même joueur, tout en mesurant le risque pris en se lançant dans la lutte pour icelui, notamment le choix de cartes bleues concernant le vote, qui donnent certes des garçons mais qui n’aident pas à gagner de majorités sur le plateau tout en coûtant des sous. Bref, un jeu où les choix sont nombreux et difficile, Corneille ne l’eût pas nié comme eût dit l’autre. Enfin, je tiens à dire ici que j’aime beaucoup le « on tue des gens quand même » de M. Target sur Tric-Trac, qui est criant de vérité : c’est vrai que ces rares dans un jeu allemand (bon, en fait, on les envoie juste à la maison de retraite, c’est tout).
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Faire de l'ombre à l'empereur....

| 18 mai 2017 | Le Zeptien
"Im schatten des Kaisers", un peu comme "La Citta", est un jeu à part, du genre à ne ressembler à aucun autre, avec cet envie d'y revenir souvent en se disant "la prochaine fois, je ferai plutôt comme ça et comme ça, etc..." Et pourtant : une petite boîte, un plateau à dominante jaune, des dessins un brin naïfs comme dans beaucoup de jeux allemands (on aime ou pas evidemment), un matériel correct, mais pas du genre à faire grimper aux rideaux...ah non, pour une fois, il n'y a pas de cubes colorés. Non, en fait, l'originalité du jeu est en partie dans ses mécanismes, mais surtout dans [b:38c284pc]cette histoire de temps qui passe et du vieillissement des protagonistes[/b:38c284pc], avec en point de mire une lutte sans merci pour le pouvoir. Car on vit et on meurt dans ISDK : Mariages, pouvoir, déménagements, montées en "grade", élections, constructions de villes, alliances, rivalités, affrontements, on peut devenir un puissant seigneur dans une ville, et un grand ecclésiastique dans une autre (mais là, vous êtes condamné au célibat), on gagne des sous et des points de prestige...oui, il y a tout cela dans ce jeu, et c'est bon ! Et parfois, si vous avez bien manoeuvré et si vous parvenez à convaincre les autres, vous pouvez même devenir...EMPEREUR ! Il y a pas à dire, ce jeu aux apparences modestes fait vivre bien des choses. Pourquoi ne pas lui donner 10 alors ? parce que seul la configuration 4 joueurs lui donne toute sa puissance selon moi, surtout au moment des élections. Ah oui, les élections...parlons-en. Il y a l'empereur et un challenger. Et là, ça intrigue sec ! Tout dépend que l'on a sur le plateau, et des forces que peut vous apporter un (ou deux) allié de circonstance. Il y a de nombreux moyens de modifier les rapports de forces (à l'aide de certaines cartes par exemple), mais il faut calculer et bien evaluer ses forces. Et la vieillesse, l'ennemie de tous les joueurs...car les membres de la famille que vous dirigez ne sont pas immortels et prennent un coup de vieux à chaque tour...et peuvent même mourir prématurément si l'un de vos adversaires les aide. A noter aussi une certaine subtilité : Devenir le seigneur d'une ville rapporte sur le moment des points de prestige...mais ensuite, le siège de gouverneur ne rapporte plus que de l'argent (bon, il en faut quand même) et aussi une voix au moment l'election impériale il est vrai. Mais parfois, il faut savoir perdre le pouvoir dans une province pour mieux le reprendre ensuite, là ou ailleurs, pour gagner de nouveaux des points de prestige. Seul l'empereur gagne régulièrement des points prestige à chaque tour...d'où l'importance de ne pas laisser le même joueur occuper ce poste (et en plus, il a le pouvoir de trancher les égalités). D'autres petits mécanismes bien trouvés font de ce jeu une perle rare, digne de figurer dans votre ludothèque.
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