Isla Dorada

6 /10 (10 notes)

Au milieu des années 30, une expédition de chasseurs de trésors atterri en zeppelin au milieu d'une île inconnue et mystérieuse où les légendes racontent que plusieurs anciennes civilisations ont laissé de nombreux trésors somptueux.

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Description

Chaque joueur est un de ces explorateurs courageux qui ont rejoint l'expédition avec de vieilles cartes donnant des indices sur les emplacements de ces trésors.

Toutefois, il est clair que le lieu est quasi inconnu et dangereux, alors, tous les explorateurs décident de voyager ensemble, formant un groupe solide et embauchant des bêtes de somme dans les villages autochtones tout en essayant d'éviter les nombreux dangers de la terre inhospitalière qu'est Isla Dorada ...

Lequel de ces courageux explorateur trouvera les trésors les plus précieux et évitera les malédictions ?

Les joueurs déplacent un pion unique représentant l'expédition dans sa globalité. Chaque joueur va recevoir des cartes de différents types (mouvements, actions, destinations, malédictions,destins, et des cartes bonus ou malus) et devra gérer sa main de cartes tour après tour (le temps est limité à un certain nombre de tours de jeu) pour pouvoir choisir les destinations de l'expédition dans une succession d'enchères et de négociations.

Ce faisant, les joueurs vont essayer de mettre la main sur des trésors tout en évitant leur destinations maudites et en essayant de bloquer les objectifs des autres joueurs.

Les règles sont très faciles et peuvent être apprises en quelques minutes tandis que le gameplay riche et élégant assure une expérience toujours renouvelée.

Spécifications


Nombre de joueurs
3 à 6 joueurs
Âge
à partir de 9 ans
Durée
75 minutes
Mécanismes
Enchères, Objectif secret
Thèmes
Exploration
Date de sortie
1 janv. 2010
Auteur(s)
Bruno Faidutti, Alan R. Moon, Andrea Angiolino, Pier Giorgio Paglia
Illustrateur(s)
Naïade
Editeur(s)
FunForge

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L’île aux grands enfants…

| 18 mai 2017 | Jetseb
Quand on est un bon geek, il y a des auteurs dont on attend les productions ludiques avec grand intérêt et d’autres auxquels on ne porte pas une grande attention car, dans la généralité, nous n’en sommes pas de grands fanatiques. Pour moi, monsieur Faidutti fait parti de la seconde catégorie. En règle générale, je n’aime pas le chaos omniprésent dans ses créations et peu de ses jeux me plaisent. Que voulez vous, il en faut pour tous les gouts en matière ludique. De loin, comme ça, et pour une fois, le jeu avait l’air sympa, mais mon expérience sait qu’il faut se méfier des apparences. Le festival international de Cannes 2011 arrivant, il était de bon ton d’aller l'essayer sur le stand de Fun Forge . Après avoir chahuté, fait des jeux de mots puérils et grandement insisté (surtout moi) pour jouer avec la version avancé nous avons enfin réussit à commencer la partie. Comme vous pouvez l’imaginer, l’ambiance autour de la table était à la rigolade. Tout le monde avait le sourire aux lèvres et cela est tout de même essentiel pour bien débuter une partie. Le jeu n’a absolument pas terni cette ambiance de bon vivant et la même grandement sublimé. Je ne sais pas pourquoi, ni comment, mais le chaos et le manque de contrôle qui me font en règle générale fuir ne m’ont pas fait peur. Au contraire, le fun, l’amusement prenait le pas sur tout. Isla Dorada n’est pourtant pas un jeu dit d’ambiance, mais il en génère bien une exceptionnelle. Quelle tranche de rigolade !! Tout le monde peste, rage, et rit aux éclats pendant la partie. Ca se pourrit, ça s’entraide pour mieux se trahir plus tard et tout cela toujours dans la bonne humeur. En plein milieu de la partie m’a femme s’exclama (de façon discrète tout de même) : Naïade (l’illustrateur) à l’air de s’ennuyer, il n’a qu’à nous dédicacer une boite… L’acquisition fut faite alors que la partie n’était encore qu’à sa moitié (fait très très rare, chez nous). Mes compagnons de tablé emboitèrent immédiatement le pas afin que Naïade ne s’ennuie pas ! La partie se fini dans la même ambiance qu’elle commença et les parties suivantes furent du même acabit. Le seul reproche que je peux faire au jeu est son temps de partie qui est assez élevé pour ce type de jeu (et c’est pour cela que je ne lui mettrais pas la note maximale). Pour le reste ce n’est que bonheur ! Monsieur Faidutti avec son « Ulysse from Elfenland » nous a gratifié d'une perle ludique très éloignée des jeux que j’apprécie et qui a pourtant fait chavirer mon cœur de joueur. Je tenais aussi à signaler le superbe travail d’édition de Fun Forge qui en plus d’être super sympa sur le salon (et de nous avoir supporté) ont vraiment réalisé un bon jeu sur tout les points (même si les figurines sont un peu grosses).
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Sans contrôle, l'aléatoire n'est rien

| 18 mai 2017 | kevetoile
Une boite magnifique, une carte haute en couleur et des cartes très sympathiques, c'est ce qui m'a attiré dans ce jeu. Mais j'ai vite déchanté. La première chose qui rebute, c'est le texte, c'est blindé de texte, on a une vingtaine des noms de ville éparpillés sur la carte et une aide de jeu blindée de texte et recto-verso vraiment très remplie. Bon, ça ne m'inspire pas, mais on enchaîne, les règles s'expliquent vite, même les pouvoir spéciaux des cartes (résumés sur l'aide de jeu) sont faciles à piger. C'est parti, on va devoir déplacer un groupe d'aventuriers sur l'île pour récolter des points de victoire en passant par des endroits précis. Ah merde, j'ai le choix entre 3 trésors qui sont à 3 endroits différents. Ma carte objectif secret fonctionne avec les trésors, bon, on va choisir au HASARD... Et patatras ! C'est à cet instant que le jeu s'est effondré pour moi et les 3/4 des joueurs autour de la table. Le jeu s'est cassé la gueule à la simple énonciation de ce mot, le "hasard", il y en a trop, il y en a partout, et il est totalement incontrôlable (on croirait la bande annonce d'un film de Mickaël Youn). On a 16 tours pour voyager aux quatre coins de la carte, on a une vague idée de ce qui intéresse les joueurs via les enchères mais comme tout est caché, on voyage à l'aveuglette. J'ai filé 18 points à mon voisin de droite et 12 points à mon voisin de gauche simplement pour éviter de m'arrêter dans ma ville maudite à -3pt de victoire. Quand les scores finaux oscillent entre 28 et 50 points, un écart de 21 points c'est pas rien. C'est d'ailleurs à peu de chose près l'écart que j'avais avec le premier joueur à la fin de la partie. Bref, la ilsa dorada, aurait du s'appeler l'île maudite, parce que franchement mettre tant de hasard et/ou de mécanisme liés au hasard dans un jeu, ça tient presque du génie (maléfique). J'ai beau chercher, je ne comprends pas l'intérêt des cartes malédictions. Ca pousse des joueurs à dépenser des cartes "pour ne pas perdre de points" quand tous les autres jouent pour "en gagner". Sachant que le tour d'après, si vous arrivez à éviter votre ville maudite, ben vous serez comme un con, parce que tous les autres, n'auront qu'une idée en tête, y retourner, et vous n'aurez plus de cartes pour les contrer. Quel est l'intérêt du Bigfoot et du Léviathan ? On a déjà beaucoup de mal à aller là ou on veut en agissant contre ses adversaires, si en plus on a des murs infranchissables qui débarquent d'on ne sait ou, rien ne va plus. Tu te fais chier à traverser toute la carte pour rejoindre un coin paumé qui va te rapporter 4 pauvres points de victoire à la fin de la partie, et au dernier moment t'es bloqué par une petite figurine parce qu'un joueur "n'aura pas su quoi choisir dans la pioche". SU PER, j'suis hyper content (filez-moi un seau, quand j'suis content, je vomis). Pourquoi des cartes trésor avec des valeurs différentes puisque toutes les villes sont aussi dures à atteindre à l'exception de celles qui sont à une "case" de la ville de départ, et encore. En gros c'est un jeu ou tu gagnes à ne pas jouer, à te laisser porter par les autres joueurs en espérant qu'au détour d'un compromis, ils t'amèneront pas trop loin d'un de tes objectifs et que tu auras pile poil ce qu'il faut en main pour le choper. Bref, hasard une fois de plus. Bah moi ça me fait chier, un jeu ou je regarde les autres jouer, et ou j'attends que le vent tourne de mon côté. Mais le problème c'est que les initiatives dans ce jeu ne payent pas, pire, elles coûtent des pièces, et donc des points de victoire. En conclusion, je dirais que malgré tout le hasard que contient ce jeu, ce n'est pas un hasard s'il ne finit hors de ma ludothèque, c'est une merde. Une très jolie merde (franchement j'ai adoré les illustrations), mais une merde quand même.
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Mets tes deux pieds en canard...

| 18 mai 2017 | limp
C'est certain, Isla Dorada ne laissera pas indifférent et ses petites subtilités demanderont une petite attention pour être remarquées. Tant mieux, cela permettra de ne pas se focaliser sur cette première impression de chaos général. Car si le jeu l'est assurément, la chose est plus relative qu'il n'y parait au premier abord. Un bon jeu joliment habillé, Isla Dorada mérite à mes yeux de figurer sur le podium des jeux familiaux où la beauté du matériel côtoie une interaction permettant tout autant d'apporter le fun et la tension qui naissent du hasard proposé que ces vilains coups et ces retournements que l'on peut jouer pour faire réveiller la tablée. Bref, il trône pour ma part aux côtés de deux autres jeux rassemblant ces mêmes critères : Jamaïca et Tobago (tient, des îles et des trésors là aussi : la boucle est bouclée).
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