L'Aéropostale

27 déc. 2013 | par Le Zeptien

Spécifications de la partie


Nombre de joueurs
0
Date
27 déc. 2013

Spécifications du jeu


Nombre de joueurs
3 à 5 joueurs
Âge
à partir de 12 ans
Durée
150 minutes
Thèmes
Historique, Guerre
Date de sortie
oct. 2013
Auteur(s)
Michel Pinon, Olivier Chanry
Illustrateur(s)
Patrick Dumas
Editeur(s)
Asyncron Games

Photos

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Le Zeptien
By Le Zeptien | 27 déc. 2013 12:51

Hier soir, à l’illustre Barakajeux, premier envol pour 4 joueurs à bord de « l’Aéropostale, à la conquête de l’Amérique du Sud », de messieurs Pinon et Chanry, édité par Asyncron.

Monsieur Zhor avait apporté son exemplaire et il s’est lancé dans les explications des règles pour messieurs Tyrion, Luppo666 et votre serviteur.

Et des règles, il y en a !…plus de ¾ d’heure pour expliquer tout ça. Le père noël m’ayant apporté le jeu au pied du sapin, j’avais eu jusqu’à maintenant peu de temps pour lire ce livret qui me semblait pas très épais…et bien c’est trompeur, car les règles sont en fait plutôt denses.

Nous avons opté évidemment pour le scénario de Campagne, et c’est ainsi que je me suis retrouvé à la tête de la Sabena, alors que monsieur Luppo666 dirigeait la compagnie KLM, monsieur Tyrion la Luftansa et Monsieur Zhor, evidemment, la compagnie Latécoère. A noter que la mise en place prend un peu de temps, car il faut installer de nombreux éléments sur le plateaux (ailes, contrats, cartes météo, pilotes…) et sur les plateaux individuels. Pour l’occasion, monsieur Zhor a placé dans sa boîte des petites figurines d’avions venant de Airlines Europe, un jeu de A. Moon sorti en 2011, et qui reprend les principes d’Union Pacific du même auteur.

Pourquoi ? Pas simplement pour la déco. En fait, l’installation des avions en tuiles cartonnées sur les socles s’avère difficile et esquinte les dites tuiles. Il faut y aller au cutter pour « rogner » sur le plastique. C’est un peu embêtant, mais bon… *

Le plateau est joli et invite à l’aventure quand on lit les noms des destinations proposées…n’oublions pas que l’action débute en 1919, et se rendre de Toulouse à Dakar par exemple était à l’époque un redoutable périple…alors se rendre à La Paz ou Buenos aires, j'vous raconte pas ! Dans chaque destination, on peut remplir des contrats, et ces contrats vous donneront pour certains des trophées sous forme d’ailes en bronze, en argent, en or, en platine, voire même en diamant. Mais il y a d’autres moyens pour gagner des ailes : dominer, sur le plan des installations, un continent, réaliser des records, être le premier à livrer des marchandises, du courrier ou d’amener des passagers. Vous serez aidés pour cela par des pilotes chevronnés, ou bien des pilotes légendaires (Mermoz, Guillaumet, Saint Exupery, Vachet ou Maryse Bastié) qui possèdent chacun une caractéristique. Sinon, il faut se débrouiller avec des pilotes novices. Vos pilotes pourront aussi participer à des meetings, un bon moyen d’améliorer rapidement vos capacités logistiques.

Ah oui, je vous ai pas encore parlé de la logistique…c’est un aspect très important du jeu, car il commande vos capacités d’actions. Il faut s’organiser pour avoir des pilotes disponibles, qui doivent aussi avoir des moments de repos. Durant les escales, il faut entretenir les avions et les ravitailler. Vous dirigez vraiment une compagnie aérienne de l’époque et cela demande une bonne organisation. Les joueurs sont fortement mis en concurrence sur les contrats commerciaux, car seuls ceux qui ont une base logistique sur place peuvent commercer…et les places sont limitées.

Les traversées ne sont pas sans risque : certaines destinations sont même dangereuses, avec des conditions météo difficiles…attendez-vous à ne pas voir revenir certains héros : Monsieur Tyrion, le premier à envoyer un avion à Natal, à eu cette phrase en guise d’épitaphe pour l’un de ses pilotes : « Ah !…ben il a pas planté le drapeau, mais par contre il a bien planté l’avion … ».

Autre aspect important, il est possible de faire évoluer technologiquement vos modèles d’ avion (qui portent tous des noms) pour en obtenir des plus puissants afin d’ aller plus loin avec des capacités de transport supérieures et diversifiées (fret, courrier et passager).

Durant cette partie, tous les joueurs se sont lancés vers les destinations les plus éloignées (notamment La Paz)…tous, sauf un, à savoir moi-même. Oui, je vais me contenter de l’Afrique, notamment Dakar et Casablanca. Et bien cela à suffit pour me faire gagner la partie ! Je suis un peu surpris quand même et je me demande ce que mes adversaires ont bien pu louper pour ne pas parvenir à me contrer…en tout cas, mes aller-retours sur Dakar avec un Savoia-Marchetti m’ont donné de nombreuses ailes d’or (grace à un beau contrat), sans oublier qu’en plus, j’étais dominant en Afrique…

La partie s’est arrêtée au 6 ième tour et après ma 4ième action qui était de toute manière la dernière de la partie vu que j’étais le quatrième dans l’ordre de tour…c’est beau l’optimisation. Curieusement, personne n’a cherché à développer l’Europe, mais au final, c’est quand même l’aspect commercial qui a gagné contre l’aventure…

« M’oui…ça aussi c’est thématique » a lâché monsieur Zhor un brin mélancolique.

Alors, suite à cette première partie, que peut-on dire de ce nouveau jeu Asyncron ?

Tout d’abord, les 4 joueurs ont apprécié le jeu. C’est déjà un bon point. Cependant, je pense que nous avons vu qu’une partie de ce qu'il peut donner, car nous avons laissé en plan toute l’Europe.

Mais il y a quand même un truc qui me chiffonne : Certes, il y a sans aucun doute plusieurs stratégies possibles, et quand je dis stratégie, je parle de vraies stratégies, à savoir de vraies orientations et options à choisir en sachant qu’il ne sera pas facile en cours de partie de changer son fusil d’épaule. Seulement pour un jeu qui a pour sous-titre « A la conquête de l’Amérique du sud », j’ai trouvé un peu déstabilisant de gagner sans jamais débarquer une seule fois sur le continent sud-américain…en tout cas, c’est dommage pour le thème. Cependant, je suppose que le jeu a été étudié pour offrir un maximum de voies différentes aux joueurs afin d’être compétitifs de manières variées, voire même inattendues, et je suis curieux à présent de voir ce que donne une bonne exploitation de l’Europe…mais cette victoire me laisse un peu perplexe, car gagner avec des actions un brin répétitives sur Dakar alors que mes petits camarades prenaient des risques en Amérique du Sud…ou alors, on a raté quelques chose.

En tout cas, vivement un nouveau départ sur ce beau jeu, et cette fois, j’irai vers la cordillère des Andes ! L’aventure, c’est l’aventure...faites vrombir les moteurs !

* En fait, j'ai trouvé un autre truc très simple et moins dangereux : une lime à ongle, et ça marche très bien.