Shogun

10 juin 2011 | par Le Zeptien

Spécifications de la partie


Nombre de joueurs
4
Date
10 juin 2011

Spécifications du jeu


Nombre de joueurs
3 à 5 joueurs
Âge
à partir de 12 ans
Durée
Mécanismes
Conquêtes, Affrontement, Programmation
Thèmes
Asie
Date de sortie
1 janv. 2006
Auteur(s)
Dirk Henn
Illustrateur(s)
Michael Menzel
Editeur(s)
Queen games

Scores

# Nom Score
1 Le Zeptien 42
2 Melias 46
3 Zhor 37
4 nico 52

Photos

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Le Zeptien
By Le Zeptien | 10 juin 2011 17:39

Cela faisait un moment que je n’avais pas joué une partie de Shogun, et pourtant le jeu sort de temps en temps par chez nous.

Monsieur Zhor était le seul parmi nous à n'y avoir jamais joué, mais il avait lu attentivement les règles et une nouvelle fois, il y a eu quelques hésitations : Ceux qui connaissent Shogun savent combien les règles françaises sont sujettes à caution...Ralala Queen Games ! Comment un aussi sympathique éditeur qui fait d’aussi beaux jeux peut-il être parfois aussi moyen concernant les traductions de règles (surtout en français) ? Ça reste pour moi un mystère. Enfin bref, cela ne doit surtout pas gâcher le plaisir de jouer à Shogun.

Nous avons joué sur la plateau coté soleil.

La partie d’hier soir fut surtout un match à distance entre Melias et Nico, avec Zhor dans le rôle de la tranche de jambon prise entre deux tranches de pain, et moi dans celui du...heu...des rondelles de cornichon (et le premier qui rigole...) disséminées un peu partout (mais surtout sur le Nord-Est de la carte) dans le sandwich.

Nous avions opté pour l’installation qui suit la procédure « 2 cartes au choix ou en choisir une au hasard dans la pioche », et le moins qu’on puisse dire, c’est que nous avons laissé Nico s’établir un joli territoire au sud de la carte ; Dés le départ, il occupait à lui tout seul presque toute une région.

Chose amusante, les deux grands rivaux de cette partie ne sont jamais affrontés directement me semble-t-il. Au centre de la carte, il y avait une sorte de No’man’s land constitué de 2 ou 3 provinces, dans lesquelles personne n’osait poser une seule armée, sauf moi vers la fin.

Nous avons beaucoup construit. Oui, il y a eu une poussée immobilière assez importante, et je regrette de ne pas avoir noté le nombre de points que les bâtiments ont rapporté à chaque joueur. Evidemment, cela attisait des convoitises, et il y a quelques châteaux ou temples qui ont changé de mains.

Le premier hiver fut terrible avec son -7 en riz.

Des révoltes pour tout le monde, mais la casse fut limitée, sauf pour Zhor je crois.

A mi-parcours, Melias avait pris la tête avec 24 points, suivit de Nico avec 22 points, 18 pour moi et 15 pour Zhor.

J’ai eu quelques choix stratégiques difficiles au moment de lancer des combats...ah, je m’en souviendrai de la province d’Omi ! Je n’ai pas été malheureux sur la plupart des combats dont j‘étais l‘initiateur, mais je n’ai pas été très belliqueux, jouant souvent un seul combat par tour. Sur le plan défensif, j’ai été attaqué par tout le monde au moins une fois. Zhor va me prendre un château à Yamato, et suite à un résultat nul, Melias me fit perdre deux bâtiments à Izu (mais je vais récupérer cette province en fin de partie). Ma petite province de Noto, isolée, que je croyais condamnée d'avance, va finalement rester ma propriété pour toute la partie...à mon sens une petite erreur de Melias, qui a peut-être laissé passer aussi sa chance en ne s'emparant pas non plus de Kaga, ce qui lui aurait été très utile pour attaquer les armées jaunes de Nico grace à la liaison maritime. Nico a d'ailleurs reconnu après la partie qu'il craignait une offensive de ce coté là.

Le deuxième Hiver, ce fut un -5 en riz. Au décompte final, la relative tranquillité de Nico dans le sud et ses bâtiments vont incontestablement faire la différence. Melias et Zhor furent les plus batailleurs....et comme à chaque fois, la partie fut ponctuée de bonnes rigolades, au point que je considère Shogun comme étant aussi un jeu d'ambiance.

Shogun (Wallestein dans sa version d'origine) reste peut-être le meilleur jeu de Dirk Henn (auteur notamment du SdJ Alhambra), et la tour de combat, le fameux « dé qui aurait de la mémoire », est je pense l'une des plus belles innovations ludiques de ces 10 dernières années.