La Boite De Jeu

France

Présentation

Facebook : facebook.com/laboitedejeu Twitter : twitter.com/laboitedejeu Biographie : Lancée fin 2013, l'entreprise est avant tout l'association 3 amis d'enfance : Benoit, Benjamin et Timothée. Bien que partageant la même passion pour l'univers ludique, chacun provient à d'un secteur professionnel différent, et apporte ses compétences et ses idées à la boite de jeu.

Specifications


Editeur
6 Jeux
Zone géographique
France
Site web
http://www.laboitedejeu.fr

Avis

Invazions

Des zombies dans le (deck) building !

| 18 mai 2017 | Wraith75
Premier jeu édité par La Boîte De Jeu, nous voici devant un jeu très original (à part peut-être le thème « légèrement » à la mode actuellement =p), asymétrique et opposant deckbuilding coopératif dans le camp des zombies et gestion de ressources en solo pour le joueur humain. Ma partie fut du côté de ceux n’ayant pas encore passé l’arme à gauche, j’ai nommé les humains. Dans la configuration à trois joueurs, l’humain a 3 lieux à défendre, et bien sûr jamais assez de ressources pour le faire de façon idéale, ce ne serait pas marrant sinon. Il choisit donc, dans la limite de ses points de ressources (représentés par des boîtes de conserve vues du dessus, façon City of Horror), de recruter des défenseurs. Avec 4 points de ressources par tour, autant dire que c’est tendu. Côté défenseurs, ceux-ci vont du soldat « tank » avec 5 points de vie, et qui doit obligatoirement être attaqué en premier par les zombies, au cuisinier apportant 1 ressource de plus par tour et qui, lui, a l’avantage d’être toujours pris pour cible en dernier (mais c’est vrai que, du point de vue d’un zombie, le cuisinier illustré ici est peu appétissant, un peu maigrichon), en passant par les survivants, pas coûteux à placer, pas très costauds, mais permettant de tirer une carte de son deck. L’humain possède également des cartes « bravoure » qu'il garde en main, qui permettent de déclencher certains événements positifs, mais, pour cela, il devra garder en réserve quelques précieux points de ressource pour les jouer durant son tour. Il place ensuite la barricade, qui empêche que le lieu qu’elle protège ne soit attaqué par plus d’une horde de zombies, mais ne peut défendre deux tours de suite le même lieu. Il répartit enfin, si ce n’est pas déjà fait, les trois cartes de recherches entre les différents lieux. Ce sont elles qui vont lui permettre de marquer des points de victoire, « points de recherche » ici donc, à la fin de chaque tour, et son but est d’en accumuler 30. Chaque carte recherche rapporte plus ou moins de points si différentes conditions sont remplies. De l’autre côté de la barrière, chez les zombies, c'est du deckbuilding classique, mais efficace. Les cartes représentant les zombies ont des points d'attaque et des pouvoirs propres et les cartes "rage" ont des effets, genre tirer une carte, recruter plus, ... Le but des zombies est d'investir les différents lieux. S'ils atteignent une force d'attaque équivalente à la défense de base du lieu (5), ils peuvent recruter, c'est à dire compléter leur deck avec les cartes "contagion" placées devant chacun des lieux. Ces cartes sont de nouveaux zombies, de nouvelles cartes rage ou des zombies-cobayes délivrés des expériences des humains, et qui constituent leurs points de victoire. Une fois un quota de cobayes libérés, les zombies gagnent la partie. Si leur score est supérieur, ils attaquent en plus les humains terrés à cet endroit. S'ils les battent, ils détruisent la recherche présente dans le lieu. Celle-ci coûtera alors une ressource de plus au joueur humain pour la replacer ailleurs (cumulatif). Là, pour le coup, j'ai perdu, 18 points de recherche sur 30, mais j'aurais dû commencer plus tôt à placer mes recherches, je voulais d'abord renforcer les lieux, mais c'était une mauvaise idée, les zombies ayant également profité de ce temps pour consolider leur deck. Question matos, c'est très sombre, au propre comme au figuré. Les textes sont heureusement tout à fait lisibles, j'ai eu plus de mal à me faire aux illustrations, mais finalement j'ai trouvé qu'elles collaient bien au jeu et à son thème désespéré. La boîte est plutôt vide (vive la mousse qui comble les trous =) ! ), mais ce jeu appelle de toute façon à des extensions. Cependant, la variété est tout à fait présente avec les cartes de base, pas de craintes pour la rejouabilité. Bref, une très bonne découverte. Souhaitons à ce jeu un bon accueil et une longue (non-)vie !