La Fureur de Dracula

8.5 /10 (4 notes)

Nous sommes en 1898. Il y a aujourd'hui huit ans, l'infâme Comte Dracula se rendait à Londres dans l'espoir de créer un empire de morts-vivants ! Ses plans furent contrecarrés par un petit groupe de personnes au service de Dieu. Elles réussirent à anéantir les projets du Comte et à le détruire à l'ombre même de son château. C'est du moins ce que tous croyaient !

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Description

Fury of Dracula est la réédition, retravaillée dans ses règles et ses mécanismes par Kevin Wilson, d'un jeu sorti en 1987 au USA, chez Games Workshop, puis en 1989 en France chez Oriflam.

Le principe du jeu est hybride entre le jeu coopératif et le jeu d'enquête : des joueurs vont en effet unir leurs forces pour retrouver le comte Dracula qui se cache quelque part en Europe. Le comte de Dracula est incarné par un des joueurs qui doit tout faire pour ne pas se faire attraper avant l'inexorable fin du jeu. Les autres joueurs incarnent les personnages bien connus de l'œuvre de Brahm Stocker : le Dr Van Helsing, Lord Godalming, le Dr. Seward et la belle Mina Harker.

Spécifications


Nombre de joueurs
2 à 5 joueurs
Âge
à partir de 10 ans
Durée
180 minutes
Mécanismes
Coopératif, Bluff, Déduction
Thèmes
Fantastique, Horreur
Date de sortie
1 janv. 2007
Auteur(s)
Kevin Wilson, Stephen Hand
Illustrateur(s)
Andrew Navaro, Scott Nicely
Editeur(s)
Fantasy Flight Games, Ubik

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Vladimir Tepès

| 18 mai 2017 | oscardejarjayes
Voilà un super jeu d'ambiance tendu à souhait où il fait aussi bon jouer le traqué que les chasseurs. Le matériel déborde de la boîte, il y en a même un peu trop, l'angoisse est là et les vampires aussi. Le thème se ressent dans chaque mécanisme y compris dans le rythme nyctéméral où il n'est pas conseillé d'affronter le seigneur la nuit! C'est d'ailleurs là que le bât blesse un peu, dans ces combats qui à se vouloir trop simuliationnistes en deviennent bordéliques à mon sens. Ahhhh que c'est bon de semer des embûches à ces jeunes freluquets de traqueurs! J'adore!
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Un jeu qui manque de "bites"

| 18 mai 2017 | Meeeuuhhh
Type de jeu : Dont la présente accroche montre bien qu’il peut être préjudiciable de parler un mauvais Français mêlé d’Anglais (il eût mieux valu dire : un jeu qui manque de morsures, voire de mordant). Nombre de parties jouées : 3 Avis compendieux : J’ai eu envie d’acheter ce jeu pour le thème (à la réflexion je me demande pourquoi je mets ça, parce que je ne suis pas spécialement un amateur de ces histoires, et je n’ai ni lu le livre, ni vu les films, c’était plus pour connaître un peu mieux*) et l’originalité du mécanisme, après lecture des règles, même si j’avais de grosses angoisses (sentiment bizarre : vous vous méfiez d’un jeu, mais vous avez quand même l’envie de l’acheter ; ça vous le fait, ça, à vous ?). J’avais les mêmes angoisses en proposant ce jeu à des amis (vont-ils aimer, s’ils n’aiment pas, comment vont-ils réagir, continueront-ils à me faire confiance, me jeter des pierres, tout ça, quoi). A ma surprise, et malgré des explications de règles laborieuses (elles s’oublient un peu vite en fait, ces règles), tous les joueurs ont été enchantés (bon, on avait un peu bu, on était crevé par 1600m de dénivelé, tout ça). Moi compris, d’ailleurs, j’appréhendais une certaine répétitivité, mais non, tout passe bien, tout est fluide et rapide (bien que les parties soient assez longues). Par contre, au vu de ces parties, et ça semble ressortir des débats du forum, ce pauvre comte Dracula a besoin d’un sérieux coup de main (ou alors du stratège hors pair que je ne suis visiblement pas). Bon, ceci dit, ma troisième partie m’a montré des Dracula (ils le jouaient à 2, on était 8 d’ailleurs) plutôt en forme, et qui ont même gagné à la faveur d’une tricherie involontaire (c’était de ma faute, je n’ai pas rempli suffisamment ma fonction d’arbitre) : ne jamais laisser l’Angleterre sans surveillance en début de partie, car si Dracula y est, il peut rapidement y faire mûrir un vampire s’il en a un. Un jeu cependant où il ne faut pas espérer avoir un contrôle absolu, les cartes événements viennent souvent tout remettre à plat, pour Dracula comme pour les chasseurs. Apprendre à les utiliser et à s’en méfier, donc. J’y reviens, ce paragraphe commençant à n’être pas si compendieux que cela. * Ce qui est à peu près aussi idiot que d’acheter les Chevaliers de la Table Ronde pour mieux connaître le cycle du Graal. Mais ça reste moins cher que les livres de La Pléiade. Tiens, maintenant, j’ai lu le livre, du coup. Bon, ça reflète pas mal le livre, c’en est la suite. Clarté des règles (3) : Je trouve de façon assez générale les règles de Fantasyflight Games très claires, bien rédigées et pédagogues (principe général, présentation des éléments de jeu et définition des termes, séquence de jeu, détail de la séquence, points particuliers). Certains paragraphes pourraient être rédigés de façon plus concise, ce qui peut en gêner certains pour retrouver un point de règle particulier (d’ailleurs il n’y a pas de lexique à la fin, contrairement à beaucoup de jeux de FFG). Les aides de jeu sont là pour faciliter les explications mais si on ne s’appuie que sur celles-ci, on peut faire des omissions qui ne sont pas forcément préjudiciables mais qui devront être éclairées lorsque telle ou telle carte événement sortira. Bref, de bonnes règles, mais allez savoir pourquoi, j’ai un mal de chien à les expliquer, bon, peut-être parce que j’avais omis de les réviser, mais que voulez-vous, j’avais révisé toutes les autres règles, et il a fallu qu’ils choisissent celui-là, c’est toujours pareil, les profs font toujours le coup aussi. Qualité du matériel (3) : J’ai été assez déçu sur ce coup-là : par rapport au prix et à d’autres jeux FFG, il y a relativement peu de matériel, les figurines chez moi font les culbutos (ce qui nuit quelque peu à leur superbe), le verso des pions est décalé. Surtout, pour le joueur qui incarne Dracula et qui aurait du mal à se souvenir par où il est passé (oui, la mémoire de nos jours n’est pas assez exercée), il manque un subterfuge par lequel il pourrait se dispenser de regarder toutes les cartes aux mouvements des chasseurs). Sur Boardgamegeek, un passionné a fait un paravent et une carte plus grande que celle qui est fournie : cela permet de poser des petits cubes sur les emplacement qui se trouvent sur la trace de Dracula (on peut par exemple mettre des cubes blancs pour les cartes de la trace, et noirs pour les catacombes, mais vous faites ce que vous voulez, pour sûr). Pour ma part, je fais avec la mini-carte de l’Europe fournie, avec des cubes et les paravents de Tigre & Euphrate (c’est pas un sacrilège, non, ça va ?). Mais les paravents sont un poil petits. Bref, même s’il est globalement plutôt joli (carte, dessins, tout ça), j’eusse espéré mieux de la part de nos amis de FFG. Reflet du thème (5) : Je n’ai ni lu le livre ni vu les films, et l’histoire de Dracula est pour moi aussi floue que n’importe quel mythe (enfin, n’importe quelle histoire que je ne connaîtrais pas mieux, par exemple, je connais mieux le mythe de Gilgamesh). Si j’ai bien tout compris, l’histoire racontée par le jeu se situe après les événements narrés par le livre. Dans les règles, un paragraphe consacré à chaque personnage nous explique tout ça et pendant tout le jeu, les nombreux rebondissements dus aux cartes (assorties d’une courte phrase présente pour le thème), la folle courte poursuite, le temps qui passe (ou qui se rallonge grâce à la carte idoine), les multiples avatars (au sens abusif de péripétie) que subissent les chasseurs, les multiples avatars (au sens propre de métamorphose) de Dracula nous font bien entrer dans une sorte d’histoire relevant du « et si… ». Après, bien sûr, ce jeu n’est pas simulationniste, ils ne mangent pas souvent les chasseurs par exemple… Bon, donc, après avoir lu le livre, il se trouve que dans icelui, les héros ont finalement vaincu Dracula assez facilement, alors que celui-ci roupillait tranquillement dans son coffre (euh, si vous ne vouliez pas connaître la fin, c’est raté). Or, il paraît que c’est facile pour les chasseurs de gagner : ça reflète bien le thème, du coup, non ? Avis comportant ratiocinations et autres superfétations : Bon, donc, comme mentionné susditement, j’avais un peu peur en présentant ce jeu aux camarades, car je les avais habitués à des Goa, Puerto Rico, Antike et autres et je me demandais comment ils allaient prendre ce flots de carte du type « ah, ah, tu croyais m’attraper ? Ben non, je ne suis plus là, cours donc ». Pensez donc ! Ils ont l’esprit ouvert, les camarades, et ça leur a bien plu. Ceux qui ont joué Dracula ont bien ressenti le stress du pauvre bougre qui est coursé par toute l’Europe. On en vient presque à se demander qui est le gentil et qui est le méchant. Enfin bref. Mais sur ma troisième partie, j’ai eu droit à un « bon, on joue ? Mais j’ai pas tout expliqué… C’est pas grave, on joue » au bout de 30 minutes ou moins d’explication de règles ; et après une heure de jeu « pfiou, c’est long » ; bref, après deux heures de jeu, et la victoire de Dracula après erreur, je n’ai pas lutté pour revenir en arrière, même si les Dracula admettaient la faute. Bref, pas pour les petits joueurs, quoi. Ce qu’on peut très objectivement reprocher à ce jeu, c’est le chaos extrême qui peut résulter des cartes événements : on croit avoir fait un barrage de police autour de Dracula acculé au suicide, et bien non, il sort une carte de sa cape qui le fait partir au diable vauvert ; inversement, Dracula a bien baladé les chasseurs et voit avec satisfaction le temps qui passe et ses vampires mûrir bien lentement à la lumière de la lune, et paf, une carte de Jarnac et il se retrouve soudain aux abois alors qu’il s’apprêtait à boire une coupe de sang frais à la santé de ces pauvres lourdauds de chasseurs. Il s’en étranglerait presque. Mais bon, il suffit d’en être conscient, de l’accepter et d’anticiper et surtout, lorsque cela se produit, de rebondir le plus vite possible, d’adapter sa tactique. On peut juger Dracula faible au combat notamment. Certes, mais s’il a dans sa main pas mal de tueurs, il peut se rapprocher d’un chasseur faiblot, laisser traîner derrière lui quelques saletés avec des pistolets et des carabines, et hop, quand le client est un peu faiblard, il lui saute dessus pour l’achever. Cela dit, il est vrai qu’il est dur de mordre les chasseurs ; assez étonnement. Même de nuit. D’où le manque de mordant du jeu et le déplorable jeu de mot franglais susdit. Bref, je m’égare et donc, un chasseur tué, deux jours qui passent et un vampire mûri et c’est fait pour Dracula ; ça semble faisable, mais les chasseurs sont nombreux, courent vite et ont des alliés puissants ; de plus ils s’arment très vite pour peu qu’ils ne soient pas trop godiches. Un bien beau challenge pour le joueur animant Dracula, qui devra être de préférence quelqu’un qui connaît mieux le jeu, assurément. Et j’arrête là parce que je sens que je ne suis pas clair du tout.
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  • 2 à 5 joueurs
  • à partir de 14 ans
  • Sortie : oct. 2016
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