Roborally

6.5 /10 (8 notes)

En 2315, les robots géants des planètes-usines s'ennuient... Ils ont essayé les échecs pour se distraire, mais au bout de 6 millions de pat, ils ont décidés que c'était assez nul comme jeu...

Un beau jour, un des robot-travailleur grille un fusible, se retrouve embarqué sur un des tapis roulants de la chaine de production, grillé par les lasers de soudure, et finit compressé façon César.

Les ordinateurs se disent alors: 'CA c'est drôle'.

6 millisecondes plus tard, le premier roborally était lancé...

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Description

La première étape du jeu consiste à déterminer le parcours de la course. Le je comporte plusieurs plateaux à case qui représentent une usine avec tapis roulants, lasers, tourneurs, trappes et autres bizareries du même genre.

On assemble ces plateaux comme l'on souhaite, et l'on place jusqu'à 6 drapeaux sur ces plateaux. Le but est d'être le premier à rallier les drapeaux dans l'ordre.

Chaque joueur contrôle un robot équipé d'un laser, et part sur le drapeau 1, dans l'orientation qu'il veut. Chacun reçoit 9 cartes de mouvement (les cartes de mouvement possibles sont: avancer d'une/deux/trois case(s), quart de tour à droite/gauche, demi-tour et reculer d'une case). Chaque ordre est accompagné d'un numéro.

Chacun prépare une programmation de 5 cartes (ou registres) face cachée. Quand tout le monde a fini sa programmation, tous les joueurs révèlent leur première carte simultanément. Chacun effectue alors alors le mouvement prévu. En case de conflit, le joueur dont la carte à le plus haut numéro fait son mouvement en premier.

Quand tout le monde a bougé ses robots, on effectue les effets de plateaux: les tapis roulants font bouger d'une case, les tourneurs font tourner d'un quart de tour, les concasseurs concassent,etc...

Enfin, si les robots ont en face d'eux un robot adverse, ils tirent et infligent un dégât. On retourne ensuite la deuxième carte et on effectue à nouveau le cycle mouvement/effet de plateau/tir, et ceci jusqu'à la cinquième carte.

A la fin de la cinquième carte, chaque joueur défausse ses cartes de programmation et reçoit à nouveau 9 cartes, moins le nombre de dégâts subis. Si un joueur subit plus de 4 dégâts, comme il doit toujours effectuer 5 mouvements, au lieu de jeter toutes ses cartes, ils gardent ses derniers mouvements (par exemple, au 5 ème dégât, il reçoit 4 cartes et garde la 5ème qu'il avait précédemment à la même place). Après 10 dégâts, le robot perd une vie et repart de son dernier point de sauvegarde (en général, le dernier drapeau touché).

Un robot qui est sur une case avec un drapeau à la fin d'une séquence de tir est considéré comme ayant rallié le drapeau et doit se diriger vers le suivant.

Certaines cases permettent de réparer des dégâts et font également office de point de sauvegarde en cas de destruction de son robot (dégât, sortie de plateau, concassage...).

Un robot peut également décider de passer son prochain tour pour se réparer de tous ses dégâts.

Des cartes bonus sont récupérables sur certaines cases du plateau(laser arrière, bouclier, 4ème vitesse ...)

Spécifications


Nombre de joueurs
2 à 8 joueurs
Âge
à partir de 12 ans
Durée
75 minutes
Mécanismes
Combinaisons, Courses, Simultané, Programmation, Observation
Thèmes
Science-fiction
Date de sortie
1 janv. 2006
Auteur(s)
Richard Garfield
Editeur(s)
Play Factory

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A droite ! Non, l’autre droite !

| 18 mai 2017 | Meeeuuhhh
Type de jeu : Où les robots savent trépasser dignement, opérant de superbes demi-tour avant de sortir de scène sur leur tapis roulant. Nombre de parties jouées : 4 Avis compendieux : C’est le genre de jeu que je n’aurai sans doute jamais acheté et dont je me félicite qu’on me l’ait offert (même si cela m’a rempli de confusion et que mon oursitude n’en a que plus transparu). C’est un jeu rigolo. On n’y joue pas pour prouver qu’on est le plus intelligent de la terre, non, même si les robots qui y sont impliqués sont sensés trouver que les échecs, c’est trop simple pour eux (quand on voit les ordres simples qu’ils peuvent effectuer, on se demande comment ils jouent aux échecs quand même). Et c’est très efficace. Une partie effectuée à huit a remporté, je le crois, l’assentiment de tous et a suscité gaieté et bonne humeur (tout comme les parties jouées à moins d’ailleurs, on me reparle souvent de mon robot qui a eu le talent et la dignité de se retourner sur son tapis roulant pour saluer une dernière fois le public avant de sortir de scène). Et c’est bien ce pourquoi est fait ce jeu. Par contre, les parties peuvent être longues, surtout à huit ou pourtant nous avions utilisé un plateau simple. Les parties sont très chaotiques aussi. Non, vraiment, ne jouez pas à ce jeu pour prouver que vous êtes le plus intelligent de la terre. Vous perdriez votre temps (et surtout feriez perdre celui des autres). Clarté des règles (4) : Les règles en soit sont claires et plutôt simples, mais attention, pour un jeu assez grand public et appartenant très clairement à la catégorie des jeux rigolo et pour un peu d’ambiance (si si), elles sont relativement longues à expliquer, surtout quand il y en a qui commencent à ricaner au fond de la classe justement peut-être parce qu’ils trouvent le temps d’explication long. Qualité du matériel (4) : Le reproche essentiel que j’aurai à faire est que les robots sont assez difficiles à distinguer. A trois ou quatre, on en trouve qui sont assez différents, mais à huit, on se retrouve forcément avec tous les robots à forme compacte sur le plateau, et ce sont le début des soucis. Leur orientation n’est pas non plus évidente à voir de loin (huit personnes autour d’une table, ça prend de la place). Enfin, les aides de jeu sont fines diront certains, mais en fait, et alors pourrions-nous rétorquer. Il faut poser des cartes à cheval sur icelles, il est donc plus pratique qu’elles soient fines. Sinon tout va bien. Ah, si, un truc, sur les drapeaux, on peut mettre un autocollant des deux côtés : c’est une mauvaise idée, le chiffre devient dur à lire (comme l’endroit et l’envers se superposent). Reflet du thème (3) : Non mais excusez-moi, mais des robots pour qui les échecs sont lassants et qui n’arrivent pas à aller tout droit alors qu’il doivent atteindre un drapeau qui est juste en face d’eux, et qui tournent en rond comme des fous (même s’ils ne sont pas abîmés) hein, non, ça ne fait pas très crédible. Et puis je veux bien croire que les robots s’ennuient et qu’ils veuillent occuper leurs nuits en s’amusant, mais à moins que les 35 heures ne les concernent aussi, les robots, ça peut travailler tout le temps. Même en 2052 ou je ne sais combien. Boudu, j’aurai 74 ans, en 2052. Eh ben. Enfin bon bref. En outre, certains ont émis des doutes quant au fait que les robots ne dorment pas la nuit. Je ne savais trop que répondre, étant donné que mon honnêteté intellectuelle et mon intégrité quasi cicéronienne m’interdisent d’accepter comme acquis un phénomène que je n’ai oncques observé. Si les robots avaient le bon goût de dormir la nuit, ils se prendraient à n’en pas douter un peu moins de coups de rayon laser dans les dents. Quant à accepter de croire qu’un robot, voyant sa fin prochaine, aurait l’idée de faire un demi-tour pour saluer son public comme un grand artiste, je n’y puis croire. Les robots n’ont pas l’âme d’artistes. D’ailleurs ils n’ont pas d’âmes. Même en 2052 ou je ne sais plus combien, lorsque j’aurai 74 ans ou je ne sais plus combien, si Dieu me prête vie comme de bien entendu. Avis comportant ratiocinations et autres superfétations : Sachez donc que Titan X90, sous ses dehors de brute épaisse mal dégrossie, est un tendre. Il a une âme on ne peut plus sensible. Non, ne croyez pas les imbéciles qui osent prétendre que les robots n’ont pas d’âme. Titan X90 en a une, lui, et il a même un cœurs gros comme ça (comme ça, vous voyez ? Non ? Bon, tant pis). Sous sa dure carapace, se cache donc un cœur sensible, une âme pure, une âme d’artiste. Ecoutez donc le récit de sa triste fin. Alors qu’il s’était battu comme un lion tout au long de la partie (alors même que ces jeux brutaux lui soulèvent le cœur, qu’il a sensible, donc, et qu’il ne s’y prête que pour complaire à ses comparses), s’escrimant à remonter les tapis roulants, offrant son poitrail généreux à tous les rayons lasers pour préserver la vie de ses amis (ah, la grande âme, ah, la générosité même de cet être exquis ; oui, c’est idiot, mais c’est beau, comme souvent ce qui est idiot), défendant même la veuve et l’orphelin qui traînaient dans le coin, fonçant au péril de ses circuits à travers la jungle hostile de l’usine, tournant comme un fou dans les tourniquets (cela lui rappelait son enfance heureuse, avant l’usine), n’hésitant pas à reculer pour faire rire tous ses petits camarades qui pensaient qu’il allait avancer, se prêtant bien volontiers au petit jeu de je te pousse dans le puits, oups, disparu, toujours pour amuser ses amis, voilà notre vaillant robot, truffé d’une volée de coups de rayon laser, la moitié de ses circuits verrouillés, qui s’apprête à partir à l’assaut du prochain drapeau. Et là, las, que ne voit-il pas ? Les ordres qu’il lui est possible de s’attribuer ne lui permettent absolument pas de faire quoique ce soit de bon, il a une idée de génie, propre au plus grands artistes, à ceux qui sont dignes de mourir sur scène : il va se hisser, à bout de force, sur un tapis roulant, et las, grâce à ses programmes verrouillés qu’il avait anticipés le tour précédent avec la fulgurance de son esprit visionnaire, effectuera un demi-tour alors que le tapis roulant l’emportera vers son funeste destin. Ce qu’il prévit s’accomplit, et la foule des robots continuant à s’étriper, à cette vision, ne put s’empêcher de suspendre leurs mouvements, la gorge nouée par l’émotion, la larme à la durite, sentant que cet instant fugace resterait à jamais imprimé dans leurs circuits mémoriels comme celui où le plus grand d’entre eux aurait disparu de la plus belle des manières. Certains racontent, mais, est-ce la légende qui déjà se répand dans toute l’usine ? certains racontent, disais-je, qu’au moment de disparaître dans les coulisses obscures de l’usine, dans ce Schéol robotique, il aurait esquissé, malgré toutes ses blessures, un geste de la main avec un sourire semblant dire : « Je vous pardonne tout le mal que vous me fîtes ». Bon, le plus tristes, c’est que devant tant de grâce et de beauté d’âme, certains esprits forts ricanent. Mais que voulez-vous y faire.
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la nasa très naze

| 18 mai 2017 | oscardejarjayes
Bien moi j'aime beaucoup ce jeu d'ambiance et de programmation pour peu qu'on adapte règles et plateaux pour le rendre plus rapide et dynamique. Plus on est de joueurs plus les parties sont longues, répétitives et chaotiques, mais en même temps, n'est-ce pas là l'essence de cette course insensée?
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Juste à deux...

| 18 mai 2017 | limp
Aussi surprenant que celà peut paraitre, je ne pense ce jeu intéressant qu'à deux joueurs. A plus, c'est un basard sans nom, c'est trop long et répétitif... bref, c'est pas top. Je lui préfère une config à deux joueurs, avec un seul plateau et trois drapeau pour un peu plus de stratégie et une durée de partie consommable. Car dans le genre, "Les dragons du Mékong" est pour moi cent fois mieux: plus de fun, de choix, de bluff... et de beauté dans le matériel. Roborally n'en devient donc intéressant, une nouvelle fois, qu'à deux, là ou l'autre pêche un peu. De plus, le truc qui fait selon moi tout l'intérêt du jeu est ce sablier qui ne donne que ce stess nécessaire au jeu que quand on joue à deux, oùl'on reste tjs sous sa menace. Donc un bon jeu, mais qu'à deux, pour le fun et en faisant des parties courtes pour ne pas être géné par le côté répétitif du truc (déjà qu'en fait le jeu ne propose pas de choix: on fait au mieux avec ce q'on a) sinon, très peu intéressant. Ca en devient dommage d'acheter une boite si imposante du coup pour ce qu'on veut en faire... Et en plus, du coup, il ne s'agit que d'un simple jeu de rapidité. Je terminerais en disant donc qu'il s'agit d'un bon jeu auquel je rejouerais facilement à la demande mais sous grandes conditions. Essayez le avant... A deux: 7 A plus: 5 Je le noterais donc 6/10...
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