1775: Rebellion

6 sept. 2013 | par Le Zeptien

Spécifications de la partie


Nombre de joueurs
4
Date
6 sept. 2013

Spécifications du jeu


Nombre de joueurs
2 à 4 joueurs
Âge
à partir de 10 ans
Durée
75 minutes
Mécanismes
Dés
Date de sortie
15 oct. 2012
Auteur(s)
Jeph Stahl, Beau Beckett
Illustrateur(s)
Jarek Noco?, Steve Paschal
Editeur(s)
Asyncron Games, Academy Games

Scores

# Nom Score
1 Cormyr 1
2 Cartal 0
3 Briac 1
4 Le Zeptien 0

Photos

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Il y a 2 commentaires

Le Zeptien
By Le Zeptien | 6 sept. 2013 19:05

« 1775 rebellion » est le deuxième opus de la série « Birth of America », qui avait commencé avec « 1812 l’invasion du Canada ». Monsieur Cormyr venait juste de recevoir son exemplaire…chic ! Je comptais bien y jouer avant d’en faire éventuellement l’acquisition.

« 1812 l’invasion du Canada » a été apprécié par chez nous, mais même les joueurs les plus enthousiastes avaient fini par admettre qu’il était bien difficile de l’emporter avec les américains.

Toutefois, le « système » birth of América étant quand même bien plaisant, on ne pouvait donc pas passer à coté de « 1775 la rébellion », avec une nouvelle fois les américains face aux Britanniques.

Deux camps se font face, mais ils sont divisés en deux forces : Loyalistes (monsieur Cartal en jaune) et Armée Régulière pour les anglais (votre serviteur en rouge), Armée Continentale (monsieur Briac en bleu) et Les Patriotes (monsieur Cormyr en blanc) pour les américains.

Nous avons alors pu apprécier les changements de règles par rapport à 1812 :

- Les conditions d’entrée des renforts sont un peu différentes, et liées au contrôle de ville et de région.

- Les indiens ne sont plus une faction comme dans 1812, donc ne sont pas menés par un joueur en particulier. En fait, Ils sont neutres, mais des troupes indiennes iront avec l’armée qui viendra les recruter sur la zone où elles stationnent. On pourra donc avoir des indiens à la fois du coté américain et du coté anglais.

- Les conditions de pose des jetons de contrôle sont un peu plus coton : le plateau est divisé en zones, elles mêmes regroupées en grandes régions. Le contrôle d’une région permet la pose d’un drapeau anglais ou américain. Alors il y a certes des régions ayant moins de zone que d’autres, mais je peux vous assurer que cela change beaucoup de choses.

- Thème oblige, Rochambeau et La Fayette vont venir avec des troupes françaises (si la carte adéquate est jouée), alors que les anglais vont faire venir des hessois (là aussi, il faut la carte). A noter que ces deux armées sont potentiellement assez efficaces.

Question matériel, les aides de jeu sont vraiment bien pensée, non pas pour le rappel du déroulement d’un tour de jeu, mais parce qu’elle propose à chaque joueur une carte du plateau en miniature, bien utile pour parler stratégie plus discrètement avec votre partenaire sans dévoiler vos plans à vos adversaires. Bonne idée également de faire figurer les dés de chaque faction, de façon à mieux mesurer les probabilités de réussite et d’échec lors d’une bataille.

Pour le reste, on retrouve les combats aux dés, à la fois simples, bougrement efficaces et très tactiques du système « Birth of America ». Et bien entendu, il y a les cartes…aux illustrations très réussies. Il y a toujours les cartes "Trèves" pour mettre la pression...

Au débriefing (fort tardif, presque 2h du mat’), les connaisseurs de 1812 étaient d’accords pour dire que 1775 présentent des améliorations bienvenues, et les situations des deux camps en présence semblent bien plus équilibrés. Avec le découpage en région, il me semble aussi que l’obtention et la conservation d’un point de victoire est un peu plus difficile selon les endroits du plateau.

Quelle partie et quelle suspense ! Il y a eu d'aillleurs quelques beaux enchainements « mouvements » et « évènements » durant cette partie.Nous sommes allés jusqu’au bout des 8 tours de jeu, et l’espoir a changé de camps plusieurs fois. A noter que le dernier tour fut décisif : tout d’abord, nos adversaires ont pu jouer en dernier l’un après l’autre. Monsieur Cartal et moi étions donc spectateurs, en espérant que notre avance suffirait. Mais non, l’Histoire a été respectée, et au dernier tour, Washington, Franklin et autres, tels des Jeanne d’Arc du nouveau monde, ont bouté l'autorité Anglaise hors de leur grand pays. Techniquement, monsieur Cartal et moi perdons 7 à 4. Chose amusante, en cas d’égalité de points en fin de partie, la victoire revient…aux canadiens ! Oui, un match nul peut conclure une partie acharnée.

Enfin bref, j'ai retrouvé tout l'univers (et pour cause) de Washington's war (We the people si vous préférez) et franchement, on s'est bien éclaté comme disent les djeuns

Bon, je laisse monsieur Cormyr, désormais américain libre et indépendant, compléter tout cela.

Monsieur Cormyr, c’est à vous…

Le Zeptien
By Cormyr | 8 sept. 2013 21:24

Monsieur Le Zeptien a tout sur les différences entre les deux jeux.

J'ai franchement apprécié ce 1775 et la satisfaction d'avoir une partie tendue de bout en bout avec un équilibre immédiat est vraiment plaisant et donne un goût de revanche et de reviens-y nettement plus prononcé que son prédécesseur (pourtant successeur dans la chronologie historique). Autant 1812 nous avait plus mais on y était retourné pour voir comment donc fallait-il jouer les américains, autant ici j'ai une envie d'y revenir pour remettre le couvert, tenter d'autres stratégie, essayer le camp adverse, bref une envie d'y rejouer pour le plaisir plus que pour trouver comment bien jouer une faction. Je ne doute pas que 1812 est équilibré mais il nécessite surement un certain nombre de parties pour maîtriser les américains et j'avoue qu'on s'en est lassé avant. Ici, pas ce risque.

Comme à 1812, j'apprécie énormément le jeu en équipe qui donne amplifie encore le plaisir du jeu. Les options étant nombreuses, ce sont de vraies discussions tactiques et stratégiques qui ont égayé cette partie. Le jeu à 2 se rapprochera d'un jeu de guerre plus classique. Comme l'a dit le Zeptien, les aides de jeu sont vraiment un énorme plus et facilitent les discussions. De même les présentoirs pour les cartes permettent d'avoir en permanence les cartes de l'équipe, les siennes et celles de son partenaire, sous les yeux.

Quant à la partie, elle-même, elle fut haletante. Nous avons mené pratiquement toute la partie, perdant l'avantage au cours de chaque tour mais le récupérant à chaque fois avant la fin du tour. Puis la partie a basculé au tour 6 où ces vils anglais ont pris un premier petit avantage qu'ils ont accentués au tour 7 pour se détacher nettement au début du tour 8. 7 à 4 pour eux avant que l'on joue. Mais nous avons renversé la situation. Les troupes régulières américaines de Briac avaient gardé des réserves et l'on savait pouvoir faire 5 déplacements et renforcer nos troupes avec des français supplémentaires. Nous allions donc pouvoir frapper un grand coup. Quant aux patriotes que je dirigeais, j'avais un navire qui me permettait de m'assurer de récupérer une zone dans une colonie, ce qui aurait pour effet d'enlever le contrôle à l'anglais et donc leur ôter un point. Les troupes régulières américaine n'avaient qu'à assurer une égalité. Mais alors qu'un relachement s'était fait sentir dans les deux précédents tours avec une efficacité en berne, au pied du mur, les troupes américaines et françaises firent un malheur et avant même que je joue, nous menions 6 à 5. Je tentais alors une attaque plus osée qui pouvait nous permettre d'enlever et de prendre le contrôle d'une région anglaise. Le risque étaient que les troupes loyalistes manoeuvre pour empêcher cette prise de guerre ou qu'elles résistent. Mais démoralisée, elles fuirent le combat et c'est donc par 7 à 4 que les américains pouvaient déclarer victoire.

Un score final qui ne reflète pas l'équilibre et la vaillance des anglais. Nous avons même longtemps cru que les provinces américaines finiraient canadienne.