Byzantium

8.5 /10 (2 notes)

Nous sommes en 632, l'empire Byzantin est en déclin.

L'islam est en train de naitre en perse pendant ce temps.

Lequel des deux empires va résister aux guerres qui se préparent ?

C'est à nos familles qui ont des intérêts dans chaque camp de le décider...

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Description

Le jeu va se dérouler sur 3 années, ou jusqu'à ce que Constantinople tombe aux mains des bulgares ou des arabes.

Pendant une année, les joueurs vont effectuer une action à tour de rôle, jusqu'à ce que tous les joueurs aient décidé de passer.

A la fin de chaque année, un décompte est effectué, et les joueurs devront payer l'entretien des armées.

A son tour de jeu, un joueur a le choix entre plusieurs actions, et dans l'empire de son choix.

Chaque action coute des cubes ou/et des bezans de la réserve de cubes.

L'action qu'il choisit va favoriser un des deux camps, et il gagnera des points de victoire pour le camps en question.

Il est également possible d'attaquer avec l'armée bulgare.

Chaque armée dispose d'avantages ou d'inconvénients.

Les Byzantins sont très présents et riches en début de partie.

Ils disposent également d'avantages sur voies maritimes.

Les arabes, eux, ont une armée beaucoup plus forte et se déplacent plus vite. Dans une partie classique, ils auront envahi quasiment toute la carte.

Il faut gérer un équilibre entre les points de victoires arabes et byzantins.

Si l'écart est trop grand, on ne comptera que les points de l'empire le plus fort (sauf en cas de défaite de Constantinople, auquel cas seule l'armée arabe comptera).

Le joueur qui obtient le plus de points de victoire gagne la partie.

Spécifications


Nombre de joueurs
2 à 4 joueurs
Âge
à partir de 12 ans
Durée
50 minutes
Mécanismes
Conquêtes, Affrontement
Thèmes
Historique
Date de sortie
1 janv. 2005
Auteur(s)
Martin Wallace
Illustrateur(s)
Peter Dennis
Editeur(s)
Warfrog

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Grandeur et décadence d'un empire....

| 18 mai 2017 | Le Zeptien
Byzantium est sans conteste l'une des meilleures productions de Wallace en ce qui concerne ses jeux de conquête. C'est aussi un beau jeu Warfrog, la qualité du matériel, surtout dans le graphisme (plateau principal et plateaux individuels) est indéniable, et cela a pas mal surpris (agréablement cela va sans dire, surtout quand on connait Age of steam) les fans de ce génial auteur anglais. Pour le reste, nous retrouvons des pions ronds en bois, des cubes en bois, et les inévitable pièces en plastique pour l'argent (toujours aussi peu esthétiques celles là, mais bon c'est pas grave, la qualité du reste compense largement). Pas de cartes par contre, mais...des dés. Oui, car il y a des combats aux dés dans Byzantium. Je vais y revenir... [b:3co1hp3o]La présence du thème dans Byzantium[/b:3co1hp3o] : Ce qu'il y a de surprenant dans ce jeu, c'est qu'avec des mécanismes nombreux mais assez simples, sans chercher à simuler absolument comme dans ce qui serait un wargame à l'échelle stratégique, nous avons un thème très présent, et lorsque l'on raconte une partie de Byzantium, on parle de sa faction arabe qui a attaqué Nicea ou Jerusalem, des bulgares qui prennent Adrianople aux portes de Constantinople, ou d'une faction Byzantine qui s'empare d'une cité perse. Il y a quelque chose d'épique, avec l'Histoire en marche sous vos yeux : L'essort du monde arabe, l'écroulement de l'empire perse, et l'empire byzantin sur la défensive. Et pourtant, des observateurs attentifs ont remarqué qu'au final, Byzantium est avant tout un jeu de gestion de cubes. C'est vrai, et pourtant, c'est un aspect que l'on oublie très vite, tant le jeu est excellent. [b:3co1hp3o] Chaque joueur dirige donc une faction arabe et une faction byzantine[/b:3co1hp3o]. On joue donc concrètement sur deux tableaux, en essayant d'équilibrer les résultats sur les deux (on y marque des points), car c'est leur cumul qui peut vous donner la victoire...sauf si évidemment, la grande cité de Constantinople vient à tomber ! Car Wallace aime les fins alternatives, qui peuvent remettre en question le leadership d'un joueur. Et si Constantinople tombe, seuls les points sur la piste arabe comptent. Cela crée une tension terrible dans le jeu, ou tout le monde se surveille du coin de l'oeil. Et je ne vous ai pas encore parler des fameux bulgares, une puissance neutre qui peut être utilisée par n'importe quel joueur (mais ils ne peuvent être activés au maximum que 6 fois dans la partie), et qui peut prendre Constantinople....celui qui les méne marque 5 points sur sa piste de points arabes si il réussit la prise de la grande cité...et met fin automatiquement à la partie (et le joueur ayant le plus de points arabes alors l'emporte)...chaud, chaud tout ça. Il y a evidemment des actions spéciales, toutes en nombre limité par tour (3 grands tours au total, comme à Perikles ou Struggle of Empire), pouvant être prises que par un joueur à la fois, qui permettent de provoquer des guerres civiles (entre Byzantins ou entre arabes), de contrôler une flotte, d'avoir dans ses rangs le Calife ou l'empereur, de construire des remparts, de lever des taxes, etc, etc.... [b:3co1hp3o]Bref, un jeu tentaculaire, intense, et même épuisant[/b:3co1hp3o] tant il demande de la reflexion pour enchainer un tant soit peu avec efficacité vos actions, tout en surveillant ce que font les autres (il est hors de question de se contenter de jouer dans son coin). Il y a aussi de l'opportunisme à Byzantium, qui va de paire avec de réels choix stratégiques. [b:3co1hp3o]Pour finir, les combats aux dés[/b:3co1hp3o]. Voilà un aspect du jeu qui pourrait faire reculer les plus réfractaires au hasard. Alors, je vais essayer d'être bien clair : a moins d'attaquer "en short" (et là oui, le joueur s'en remet entièrement au hasard et ne peut s'en prendre qu'à lui-même si il échoue), les dés dans 80% des cas environ ne vont pas vous dire si oui ou non vous réussissez votre attaque, mais plutôt quelles pertes vous ingligez à votre adversaire et quelles pertes il provoque dans vos rangs. En d'autres termes, un joueur qui attaque est dans 80% des cas en position de l'emporter, le seul suspense portant sur ses pertes et celles de son adversaires. Tout l'art à Byzantium est de se créer des situations où les risques de perdre un combat sont quasi nuls...et pour cela, il faut bien se déplacer, bien gérer ses troupes (fondamental), et frapper au bon moment et au bon endroit...c'est en tous cas un constat que j'ai pu faire au cours de mes 6 parties à ce jour. Voilà, j'espère vous avoir convaincu d'essayer un jour cette perle ludique. Attention toutefois aux règles dont les premières lectures peuvent destabiliser leur lecteur. Il existe aussi quelques points de règles un peu imprécis ou obscurs qui ont été heureusement éclairés par une FAQ bien faite et précise....cela dit, dans les éditions réçentes, les règles ont été relues et corrigées me semble-t-il....néanmoins, je pense que vous ne ferez quand même pas l'économie d'aller jeter un oeil sur la FAQ. Byzantium demande un investissement intellectuel et en temps un peu plus important que pour la plupart des jeux de son calibre, mais le bonheur ludique est bien au rendez-vous. Merci encore monsieur Wallace. Et n'oubliez pas : Surveillez les bulgares !
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Gare aux Bulga-a-a-a-reux

| 18 mai 2017 | Meeeuuhhh
Type de jeu : Un jeu anglo-allemand, wallacien, quoi. Nombre de parties jouées : 5 Avis compendieux : Un bon jeu bien ficelé, comme souvent (toujours ?) avec M. Wallace, où on allie le fameux procédé de frustration du manque d’actions possibles à réaliser typique des jeux de l’école allemande au souffle épique des jeux anglo-saxons. On est loin du jeu de conquête pur et dur, on doit gérer des cubes, des sous, essayer d’être plus finauds que les autres sur le placement et le déplacement de ses armées, les prendre de vitesse, prendre les actions spéciales qui leur seraient utiles, oui mais voilà bien évidemment, ils ne se laissent pas faire si facilement les autres comme de bien entendu, hop, ils vous passent devant avec leur armée, ce qui vous oblige à plus vous déplacer, alors que vous étiez en train de faire la cour au Calife… Clarté des règles (3) : Martin Wallace n’est pas connu pour la limpidité de ses règles, mais elles se laissent comprendre. Il y a une petite coquille dans la traduction (à propos du coût des déplacements, il s’agit bien de payer les déplacements supplémentaires en cubes et non en argent). Ce qui est dur à expliquer et à faire retenir aux gens est les différentes actions possibles car il y en a un nombre relativement élevé. Mais le plateau aide à en visualiser pas mal, et il ne faut pas hésiter à photocopier la séquence de jeu de la fin des règles pour les donner aux joueurs. Qualité du matériel (4) : Quand on voit Age of Steam à côté, on se dit que Byzantium est très beau (même si des gens arrivent à dire que le premier est beau). Et ce n’est pas faux : les plateaux individuels à la Puerto Rico et autres sont joliment décorés tout en n’oubliant pas le côté fonctionnel, le plateau est lui-même assez agréable, avec des couleurs douces (oui, la douceur, dans un monde en guerre, c’est bien) et des dessins naïfs (naïf, pour un dessin, c’est pas une injure), les petits cubes, bon, ce sont de très jolis petits cubes, en bois et tout, bien cubiques et tout, le seul truc, ce sont les habituelles pièces de Warfrog en plastoque moche et qui ont la désagréable manie de se ficher entre le gras du doigt et l’ongle, là où ça fait mal, quand on essaie de les attraper, et les rondelles qu’on met sur les villes qui sont incompréhensiblement plus hautes que sur les illustrations des règles et qui font qu’on se retrouve avec des piles de ville très hautes et quelque peu branlantes (j’ai joué avec des jetons plus fin qu’un joueur avait achetés, on distinguait très bien les villes de taille 1, 2 ou 3 et ça rendait mieux). D’aucuns trouvent que l’illustration de la boîte fait très « bollywood », voire pizzta (ou quitch, je ne sais plus). Reflet du thème (4) : Je ne connais pas du tout la période à mon grand regret car cela a l’air bien intéressant. C’est un jeu de conquête très original par son mécanisme (puisque tous les joueurs contrôlent tous les partis en puissance) qui fait bien ressentir le choc sarisses sur les rondaches (euh, c’est complètement anachronique, ça), mais surtout la difficulté de lever des armées puissantes, de les entretenir, de les mener au combats, d’éviter celles qui sont plus puissantes, d’éviter leur épuisement trop rapide, voire de choisir de les sacrifier pour ne pas avoir à les entretenir. Mais, par rapport aux jeux de type card-driven par exemple, il manque des éléments de jeux qui évoquent de vrais événements historiques et tout, et qui donneraient le souffle historique en plus du souffle épique. Avis comportant ratiocinations et autres superfétations : Ah, alors, ces fameux Bulgares, qu’il y en a un qui croit que c’est un bug. C’est le sel du jeu, le trait de génie de l’auteur, mais c’est difficile à maîtriser. J’ai eu une partie où une joueuse a dit : « Ah, tiens, et si j’attaquais Adrianople avec les Bulgares ? » ; « Mais non pauvre folle qu’on lui dit, si tu fais ça, le joueur suivant peut attaquer Constantinople et gagner » ; « Ah ? Bon, mais je veux voir ». Et paf, ce qui devait arriver arriva, quelques secondes plus tard, la partie était terminée. Ca vous gâche des parties, ce genre de choses, m’enfin bon. A part ça, qu’avons-nous ? Un jeu où l’on engrange des points facilement au début en prenant le contrôle de villes, tout en prévoyant l’avenir puisque les villes rapportent des sous ; au bout d’un moment, on se dit qu’il est grand temps de se battre, et ce sont souvent les Arabes qui s’y mettent, et on voit une vague blanche (les villes arabes sont blanches) déferler sur l’empire perse dont tout le monde se fout éperdument et qui sert de défouloir aux velléités belliqueuses des différents joueurs. Puis vient le temps de l’empoignade entre les forces arabes et byzantines, parfois cela tourne à l’avantage des Arabes plus puissants au début, s’ils sont bien gérés, parfois à l’avantage des Byzantins, beaucoup plus riches au début. Ceci est évidemment une façon possible de déroulement des événements, je ne doute pas une minute que d’autres joueurs aient pu voir des évolutions assez différentes. Il faut en cours de partie tenter de conserver ses villes byzantines, pour conserver ses revenus et avoir des points à la fin, développer ses Arabes pour leur donner une manne financière et leur permettre de prendre des points, bref, jouer sur les deux tableaux, car il ne faut pas oublier qu’un trop fort développement byzantin par rapport au développement arabe serait préjudiciable. A côté de cela, tout un tas de petits mécanismes annexes qui ont cela dit une importance certaine et qui pimentent bien le jeu tout en lui donnant son lustre historique. Ca bouge, c’est dynamique, il y a des combats, du sang, des larmes, de la gestion, des coups tordus, des alliances, bref, que du bon, et gare aux Bulgares…
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